Mines Physique et Chimie PCSI 2000

Thème de l'épreuve Réactions d'addition sur un alcène, cinétique d'une substitution de type SN2, comparaison des pouvoirs nucléophiles de I- et Br-. Étude du satellite Hipparcos et de son télescope. Fonctionnement d'une centrale thermique.
Principaux outils utilisés chimie organique (alcènes, halogénoalcanes), cinétique chimique, atomistique, dosage par précipitation, oxydoréduction, pouvoir rotatoire, mécanique du point, optique géométrique, thermodynamique

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CONCOURS COMMUN 2000 DES ÉCOLES DES MINES D'ALBI, ALÈS, DOUAI, NANTES Épreuve spécifique de Physique et Chimie (filière PCSI, option PC) Mardi 23 mai 2000 de 08h00 à 12h00 Instructions générales : Les candidats doivent vérifier que le sujet comprend 16 pages numérotées 1/16, 2/16 16/16. Les candidats sont invités à porter une attention particulière à la rédaction : les copies illisibles ou mal présentées seront pénalisées. Les candidats colleront sur leur première feuille de composition l'étiquette à code à barres correspondante. Instructions particulières à l'épreuve spécifique de Physique et Chimie : Toute application numérique ne comportant pas d'unité ne donnera pas lieu à attribution de points. Pour la partie Physique, les candidats auront à détacher puis à utiliser le diagramme fourni en page 15/16. Ils inséreront ce diagramme dans les autres feuilles de composition après avoir reporté au verso (page 16/16) leur code d'inscription. Épreuve spécifique de Physique et Chimie (filière PCSI, option PC) Page 1/16 PROBLÈME DE'CHIMIE Partie A : réactions d'addition A-I : Addition de dibrome sur un alcène A-l-1 :Donner et nommer les formules topologiques de tous les alcènes non cycliques contenant 4 atomes de carbone. A-l-2 : L'un de ces isomères, noté C, est mis àréagir avec du dibrome Brz. On obtient un seul produit dont la chaîne carbonée est linéaire. Identifier C. Justifier en examinant le mécanisme de dihalogénation des alcènes. A-II : Addition de bromure d'hydrogène sur un alcène On met en présence le même alcène C avec HBr dans un solvant polaire. A-ll-1 : Ecrire le mécanisme d'addition. A--ll-2 : Montrer qu'on obtient, entre autres, la molécule D : 2-bromobutane (S) dont on donnera la représentation spatiale selon Gram. Quelle est la relation entre D et l'autre molécule D' obtenue ? Partie B : Cinétique de substitution SNg , On étudie l'action des ions iodures sur la molécule D (êA--ll-2) dans la propanone : un solvant peu polaire et aprotique. B-I : Remarques sur le solvant B-l-1 : Que signifie un solvant à la fois polaire et protique ? Donner au moins deux exemples de tels solvants. B-l-2 : Rappeler comment un solvant peu polaire et aprotique favorise l'action des ions iodures sur la molécule D par un mécanisme SN2. On pourra représenter le profil réactionnel du mécanisme SN2 et discuter selon l'énergie d'activation de la réaction. Épreuve spécifique de Physique et Chimie (filière PCSI, option PC) Page 2/16 B--II : Réactions du milieu Le schéma réactionnel, c'est-à-dire les réactions possibles dans le milieu (toutes du type SN2), est : M (1) D+I' ---->E+Br' k2 (2) E+I- ---->E'+I- k2' (2') E'+I- -->E+I-- k3 (3) E+Br'-->D+I' k3' (3') E' + Br '--> D' + I' k1' (1')D'+I' -->E'+Br- k4 (4) D+Br'-->D'+Br' k4v (4') D' + Br '-->D + Br - B-ll-1 : Identifier E et E'. Quelle relation y a-t-il entre ces deux molécules ? B-ll-2 : Justifier que k1 = k1' , k2= k2' , k3= k3' et k4= k4'. B-III : Comparaison des pouvoirs nucléophiles de I' et Br ' B-lll-1 : Donner la définition d'un nucléophile. B-lll-2 : On donne les numéros atomiques Z(l) = 53 et Z(Br) = 35, le tableau des constantes d'écran et les valeurs du nombre quantique principal n' apparaissant dans l'approximation de Slater. Groupe de l'électron Contribution des autres électrons recevant l'écran (nbrequant-n) n-1 Épreuve spécifique de Physique et Chimie (filière PCSl, option PC) Page 3/16 B-lll-2-a : B-lll-2-b : B-lll-2-c : B-lll-2-d : B-lll-2-e : Donner la configuration électronique des ions iodure | 'et bromure Br" en faisant apparaître les électrons dans un diagramme énergétique. On rappelle que l'approximation de Slater fait apparaître des groupes d'électrons ayant la même constante d'écran. On notera ces groupes de Slater comme suit : |:1s;ll:(2$,2p);lll:(3$,3p);lV:3d;V:(4s,4p);W:4d; VII : (5s, Sp). Déterminer pour chaque ion le nombre de charge effectif Z" associé au dernier groupe de Slater occupé par les électrons. ' *2 Une formule approchee du rayon d'un ion est r...zZ,aO ou ao = 53 pm est le rayon de Bohr et où n* et Z' sont relatifs au dernier groupe de Slater occupé. Déterminer r (l') et r (Br). Comparer aux valeurs expérimentales r (l')=216 pm et exp rexp(Br') : 195 pm. Que dire de l'approximation de Slater ? En se basant sur leur taille, justifier que les ions I' sont plus nucléophiles que les ions Br". En déduire qu'il est raisonnable de négliger les réactions (3), (S'), (4), (4') du schéma réactionnel (Partie B-ll) et qu'il en est de même de la réaction (1 '). Ces hypothèses seront faites dans toute la suite du problème. B-IV : Première expérience : détermination de k, On étudie la cinétique précédente, seules les réactions (1), (2) et (2') interviennent. A l'instant initial, on introduit dans V=200 mL de solvant, n1 = 0,05 mole de D et n2 =0,1 mole de iodure de sodium Nal supposé dissout en ses ions Na* et l'. A certains instants t, (i = 1,2,...), on prélève du milieu réactionnel un échantillon de volume v0 =10 mL. On le refroidit et on le dose par une solution aqueuse de nitrate d'argent AgNO3 de concentration cAg : 0,2 mol.L". Le suivi du dosage est réalisé par une méthode potentiomètrique où l'on observe l'évolution de la différence de potentiel U = E Ag -- E,éf entre une électrode d'argent et une électrode de référence en fonction du volume v de nitrate d'argent ajouté. Épreuve spécifique de Physique et Chimie (filière PCSI, option PC) Page 4/16 On obtient, pour l'instant t3 v en mL): 20 mn par exemple, la courbe ci-dessous (U en V et -Û DE -0 .3 . . . . r . . . . . -Û .55 du dispositif permettant le dosage. ema ' B-lV-1 : Donner un sch donner l'expression, au cours du dosage, "], Ere} et du potentiel standard E° du couple ? B-lV-2 : Grâce à la formule de Nernst de U en fonction de [Ag Ag*l Ag. doser contient des ions |" et Br" qui peuvent précipiter en B-IV-3 : L'échantillon à On donne les produits de solubilité présence des ions Ag". sz1(Agl)=1ôi1 : szZ (AgBr) = 12,3. dre de grandeur dans ème or du m , quel précipité apparaît en premier dans le Pour des concentrations en Bret I l'échantillon 3-a : B-IV doser à dosage ? Selon quelle réaction R1 ? Justifier. former. ase Quel est le point correspondant sur,le graphe ? Relever v. \ b : On note ve le volume où le deuxième précipité commence 3 B-IV En déterminant le rapport [l'] / [Br], montrer qu'en ce point la réaction R1 est presque terminée. EUR Épreuve spécifique de Physique et Chimie (filière PCSI, option PC) Page 5/16 B-lV-3-c: Donner la relation entre cAg,ve etn1_ (n iodures dans l'échantillon). , En déduire, à l'instant ta, la relation donnant la concentration en iodure dans le milieu réactionnel ([l']M) en fonction de cAg,ve et vo. [_ : nombre de mole d'ions B-lV-4 : Dans le milieu réactionnel (M), on note les concentrations : a = [D]M (à t = O) ; b = [l']M (à t = O) ; x = [l']M (à t quelconque). On donne le tableau des concentrations des ions iodures, obtenues par la méthode précédente, en fonction du temps : 5 t3= 20 -Iäl x= tu.... (mol.L") 0,375 - 0277 B-lV-4-a : Exprimer et calculer numériquement a et b. Que peut-on dire de l'effet des réactions (2) et (2') sur la quantité d'ions iodures ? En déduire les concentrations [D] et [Br] à l'instant t en fonction de a, b et x. B-lV-4--b : Compléter le tableau. B-lV-4--c : Déterminer l'équation différentielle vérifiée par x, l'intégrer et en déduire l'expression de t en fonction de x, a, b et k1. On rappelle--[ dx 1 X +cte =--ln (q+X)x q q+x B-lV-4-d: En déduire k1 (en L.mol".s") par une méthode non graphique. On présentera les valeurs numériques utilisées sous forme d'un tableau. B-V : Deuxième expérience : détermination de k2 B-V-1 : On part d'un nouvel état initial, correspondant à l'état d'équilibre obtenu au bout d'un temps infini dans l'expérience précédente. Donner la composition du système dans cet état, soit les valeurs de : [Br']w , [I']°° , [D]°° , [E]oe et [E'].,° en fonction de c = 0,125 mol.L". On pourra utiliser les'lois de conservation de la matière et le fait que les concentrations n'évoluent plus. Épreuve spécifique de Physique et Chimie (filière PCSI, option PC) Page 6/16 B-V-2 : On modifie l'état précédent en doublant rapidement, à l'instant t = 0, la concentration de l'espèce E. On sUit la réaction en observant le pouvoir rotatoire a de la solution en fonction du temps. On obtient les résultats suivants : ___--'- ... Le pouvoir rotatoire a de la solution est donné par la formule : a =ÆZ[a], c, où [ est la longueur de la cuve où l'on mesure a, [a], est l' le pouvoir rotatoire spécifique de la substance dissoute n°i et c, sa concentration. On note [a] le pouvoir rotatoire spécifique de l'espèce E. On rappelle que celui de E' lui est opposé : [a]' = --[a]. B-V-2-a : Exprimer a à tout instant en fonction de [a], Z , [E] et [E']. B-V-2-b: Les seules réactions mises en jeu ici sont (2) et (2'). Quelle est la valeur de 0: lorsque t tend vers l'infini ? Que peut-on dire de [I'] au cours de la réaction ? B-V-2-c : A l'instant t quelconque, on note y la concentration dont a diminué [E] depuis l'instant initial. Exprimer [E], [E'] puis a en fonction de c et y. B-V-2-d : Exprimer la vitesse d'apparition de E' en fonction de k2, [I'], [E] et [E']. En déduire une équation différentielle vérifiée par a, l'intégrer et donner a en fonction de ao (valeur initiale de a à t = 0), kg, c et t. B-V-2-e: Grâce au tableau, déterminer la valeur de k2 par une méthode @ B-V-3 : graphique (tableau des valeurs demandé). Comparer k1 et k2. Ce résultat était--il prévisible ? Justifier. FIN DU PROBLÈME DE CHIMIE Épreuve spécifique de Physique et Chimie (filière PCSI, option PC) Page 7/16 PROBLÈME DE PHYSIQUE Partie A : Satellite Hipparcos Le satellite Hipparcos lancé le 8 Août 1987 était constitué principalement d'un télescope de 30 cm de diamètre (étudié dans la partie B). Celui--ci a permis d'établir un catalogue des positions, distances et éclats de plus de 118 000 étoiles avec une précision jamais atteinte. Ce satellite devait être placé sur une orbite géostationnaire à une altitude H =36 000 km. Un problème de mise à feu du moteur d'apogée a laissé Hipparcos sur son orbite de transfert son altitude variant entre h et H . Après utilisation des moteurs de positionnement, l'altitude minimale a été portée à h =500 km. Une programmation du satellite a permis de s'affranchir des problèmes liés à cette orbite. Au cours d'une révolution, il passe dans la ceinture de Van Hallen. On supposera que cette ceinture est comprise entre deux sphères de rayon r, = 8 400 km, r2 = 28 000 km et de centre celui de la terre. La ceinture de Van Hallen est constituée de particules chargées piégées dans le champ magnétique terrestre. Ces particules aveuglent les détecteurs d'Hipparcos interrompant les mesures des positions des étoiles. Il est cependant utilisable à 65%. On assimile la terre à une sphère de centre O, de rayon R = 6 400 km et de masse M et le satellite à un point matériel (S, m). On suppose le référentiel géocentrique Rgc galiléen. La période de rotation de la terre dans ce référentiel appelée jour sidéral vaut T = 86 164 3. On note G la constante de gravitation, sa valeur numérique n'est pas utile dans ce problème. A --I : Moment cinétique A-l-1 : Montrer que le moment cinétique 1Î en O du satellite est une constante du mouvement. A-l-2 : On utilise les coordonnées cylindriques (O, Ü,, Ua, Ü, ) avec Ü, tel que Z=LÜF Montrer que le mouvement est plan et exprimer rZÔ en fonction de L et m . Quelle est le nom de cette grandeur ? Épreuve spécifique de Physique et Chimie (filière PCSI, option PC) Page 8/16 A-II : Vecteur excentricité _ -- L -- -- , A-ll-1 : Montrer que e = U9 ----G----îl--V est une constante du mouvement (Vetant la m vitesse du satellite). A-ll-2 : On choisit l'origine'de l'angle polaire pour avoir & =(ê,Üe). Montrer que l'équation de la trajectoire peut se mettre sous la forme : r(9)=----£---- 1-- ecos(9) où 6 est la norme de ê. En déduire la trajectoire du satellite. A-III : Trajectoire d'Hipparcos A-lll-1 : Exprimer et calculer e et p en fonction de h, H et R. A-llI-2 : Exprimer et calculer le demi--grand axe a de la trajectoire. A-IV : Période d'Hipparcos A-lV-1 : Enoncer sans démonstration la troisième loi de Kepler. A-lV-2 : Exprimer la période Th de révolution d'Hipparcos en fonction de T, R, H et h. Calculer Th en heure. A-V : Ceinture de Van Hallen A-V-1 : Déterminer les valeurs numériques des angles 91, 92 d'entrée et de sortie de la ceinture de Van Hallen du satellite. On donnera les valeurs comprises entre 0 et 180°. A-V-2: Représenter sur un schéma clair la trajectoire du satellite et l'aire A balayée par OE' lors d'un passage dans la ceinture de Van Hallen. Pour la question suivante, on prendra une valeur approchée de A = 200.106 km? A-V-3 : Déterminer le rapport p = --t°-- en fonction de A et Ae (aire de l'ellipse) où Th to est la durée totale d'inactivité d'Hipparcos sur une période. Commenter. 2 On donne l'aire de l'ellipse : Ae : "p (1 _ e2 )3 / 2 . Épreuve spécifique de Physique et Chimie (filière PCSI, option PC) Page 9/16 Partie B : Télescope d'Higp_arcos On propose de modéliser le télescope d'Hipparcos par un miroir concave Mc de rayon R = 2 800 mm avec un miroir plan Mp de renvoi (voir figure B--l). On note 8 le sommet du miroir concave. La lumière subit deux réflexions et passe par un orifice dans le miroir concave pour atteindre le détecteur. Il est constitué d'une grille et de cellules CCD permettant de repérer la position de l'image. La grille comporte N = 2688 fentes équidistantes de [ = 8.2 um. Figure B--I B-I : On considère une étoile E visée dans la direction Sx. L'axe Sx est orienté vers l'étoile. B-l-1 : Déterminer l'abscisse x1 de l'image E1 de l'étoile E par le miroir MC. B-l-2 : On note a la distance séparant le miroir plan et le sommet du miroir concave. Déterminer une condition sur a pour que l'image finale E2 se forme sur le détecteur placé à l'arrière du miroir concave. B-l-3 : Déterminer la largeur angulaire occ du champ observé. Calculer orc en degré. B-II : En réalité Hipparcos réalise une mesure de position relative des étoiles. Le télescope vise deux directions symétriques par rapport à Sx présentant un angle B = 58°. Ainsi on obtient avec une grande précision l'angle entre deux étoiles. C'est un système de deux miroirs plans M1, M2 qui permet d'obtenir les images des deux étoiles sur le détecteur (voir figure B-ll). Le télescope ' tourne autour d'un axe de direction Sz avec une période T = 128 minutes. On supposera que la direction SZ est fixe bien que cet axe se déplace lentement afin de viser toute la sphère céleste. B-ll-1 : Déterminer l'angle (po des miroirs M1 et M2 avec l'axe Sx du télescope. B--ll-2 : Déterminer le déplacement angulaire 91 d'un rayon lumineux réfléchi par le miroir M1 lorsque le satellite tourne d'un angle @. Préciser le sens de déplacement des rayons réfléchis par M1 et M2. B-ll-3 : Quelle est la norme Vde la vitesse de déplacement des images sur le détecteur ? Épreuve spécifique de Physique et Chimie (filière PCSI, option PC) Page 10/16 Figure B-II sens de rotation du satellite Partie C : Centrale Thermique Une centrale thermique permet la production d'électricité à partir de la combustion de fuel ou de charbon. L'eau subit différentes transformations (décrites ci- dessous) afin de produire un travail mécanique transformé en énergie électrique grâce à un couplage de la turbine avec un alternateur (voir figure C). - A l'entrée A du compresseur, l'eau est à l'état liquide saturé à la pression P, = 0,2 bar. Elle subit une compression adiabatique réversible jusqu'à l'état B de pression P2 = 100 bar (1 bar = 105 Pa). - Dans l'évaporateur, l'eau est en contact avec la chambre de combustion. Elle subit un réchauffement isobare de B à C. Au point C, on donne la température Tc = 500°C. - Dans la turbine, l'eau subit une détente adiabatique réversible. On note D le point de sortie de pression P, = 0,2 bar. - Dans le condenseur, l'eau entre en Contact avec un circuit d'eau froide et se condense jusqu'au point A. La transformation est supposée isobare. Épreuve spécifique de Physique et Chimie (filière PCSI, option PC) Page 11/16 chambre de ' ' combustion ' ... _AAAM-- évaporateur Figure C arbre de couplage compresseur turbine condenseur Pour faire l'analyse de cette centrale, vous utiliserez le diagramme thermodynamique (T, s) de l'eau fourni en page 15/16. il est constitué de réseaux de courbes isenthalpiques et isobares. La courbe en "cloche" est constituée de la courbe de rosée et d'ébullition. L'eau liquide étant peu compressible, on pourra confondre les points A et B. C--I : État de l'eau au cours du cycle _C-l-1:Placer les points A, C et D sur le diagramme. Vous donnerez les explications nécessaires. C-l-2 : En déduire l'état de l'eau en C, la température TA de l'eau en A et xD la fraction massique de vapeur au point D. C-l-3 : Déterminer l'enthalpie massique hA, hC et hD aux points A, C et D. C-II : Bilan énergétique C-ll-1 : Déterminer %c et %A les transferts thermiques reçus par unité de masse d'eau au cours des transformations isobares BC et DA. C-ll-2 : En déduire le travail w reçu par unité de masse d'eau au cours d'un cycle et le rendement thermodynamique n de la centrale. C-ll-3 : Quel est le débit en masse d'eau d nécessaire pour avoir une centrale délivrant une puissance P = 250 MW ? Épreuve spécifique de Physique et Chimie (filière PCSI, option PC) Page 12/16 C--III : Cycle à deux étages Pour éviter la présence de vapeur d'eau dans la turbine à cause d'une détente trop importante, on utilise deux turbines. On propose donc un cycle plus proche de la réalité : - Mêmes transformations de A à C. - En C l'eau se détend dans une première turbine. On note D1 l'état à la sortie. On suppose qu'en D1 l'eau est à l'état de vapeur saturée. - L'eau repasse dans la chambre à combustion et subit un échauffement isobare. On note C1 l'état de sortie. - L'eau subit une détente dans une seconde turbine. On note D2 l'état à la sortie. On suppose qu'en D2 l'eau est à l'état de vapeur saturée à la pression P, = 0,2 Bar. - Enfin, l'eau entre en contact avec le condenseur et est ramenée à l'état A. La transformation est supposée isobare. ' Les détentes sont toujours supposées adiabatiques réversibles. C-lll-1:Tracer le cycle de l'eau sur le diagramme (T,s). En déduire PD1, TD1, PC1 et TC1. C-lll-2: Déterminer qD1c1etqozA les transferts thermiques reçus par unité de masse d'eau au cours des transformations D1 C1 et D2 A. C-lll-3 : En déduire le travail W reçu par unité de masse d'eau sur un cycle et le rendement thermodynamique 11. FIN DU PROBLÈME DE PHYSIQUE Épreuve spécifique de Physique et Chimie (filière PCSI, option PC) Page 13/16 îôäâ w _, & Swann ... , ooaNu: ... oo ... mn.... .... OOMMH£ - , £..ä ooÈ...fln... $Ë.ËÜ%Ë%M . @ ..................lu--Êä«. , COÛVH£ fimo; @@ m JH oâoeææoe...û spécifique de Physique et Chimie (filière PCSI. option PC) Épreuve

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 Mines Physique et Chimie PCSI 2000 -- Corrigé Ce corrigé est proposé par Yannick Alméras (ENS Ulm) ; il a été relu par Valérie Bourrel (agrégée de chimie) et Benoît Faucherand (Ponts et Chaussées). Ce sujet se compose de deux problèmes, un premier de chimie et un second de physique. Il est relativement long et favorise par conséquent les candidats rapides et sûrs de leurs connaissances. Le problème de chimie commence par une partie de chimie organique des alcènes (réactions d'addition électrophile) et se poursuit par l'étude de la cinétique d'une réaction de substitution nucléophile sur un halogénoalcane. Il demande des connaissances en chimie organique, cinétique, atomistique et stéréochimie. Le problème de physique, quant à lui, s'intéresse tout d'abord au satellite Hipparcos. Une analyse de son orbite, puis de son télescope (partie la plus difficile), sont proposées. Ensuite, dans une partie complètement indépendante, le principe de fonctionnement d'une centrale thermique est étudié. Ce problème de physique demande la maîtrise des cours de mécanique, d'optique et de thermodynamique. Indications Problème de chimie A-I-2 La réaction de dihalogénation d'un alcène est une trans-addition stéréospécifique. B-IV-3-b C'est à partir du point anguleux que le bromure d'argent commence à précipiter. B-IV-4-a Écrire les lois de conservation pour D et I- . B-IV-4-b Utiliser la question B-IV-3-c. B-V-1 Quel a été l'effet des réactions (2) et (2') sur les concentrations en E et E' ? B-V-2-c Écrire la loi de conservation pour E et E'. Problème de physique A-I-1 Appliquer le théorème du moment cinétique. A-I-2 Utiliser le résultat de la question A-I-1. A-II-1 Exprimer le principe fondamental de la dynamique. - A-II-2 Calculer - e .U . A-III-1 Attention, les apogée et périgée sont respectivement aux distances R + H et R + h du centre de la Terre. A-IV-2 Penser à l'orbite géostationnaire. B-I-2 On veut que l'image se forme sur le détecteur qui se trouve au sommet S du miroir concave. B-I-3 Faire une figure avec un rayon incident non parallèle à l'axe optique. Penser à utiliser un rayon fictif se réfléchissant au sommet de Mc . C'est la taille du détecteur qui limite le champ angulaire observé. B-II-3 Question difficile si l'on ne parvient pas à faire une figure, très claire et très précise, présentant le trajet du rayon incident avant et après rotation du satellite autour de l'axe (Sz) d'un angle . Il faut arriver à montrer que l'image intermédiaire par le miroir Mc , après rotation du satellite, se trouve à la position de son foyer avant rotation. C-I-1 Placer d'abord C, puis D et A. C-I-2 Penser au théorème des moments. C-III-1 Placer en premier D1 , D2 et enfin C1 . Problème de chimie Partie A Réactions d'addition A-I-1 Les alcènes non cycliques à quatre atomes de carbone sont les suivants : but-1-ène (E)-but-2-ène (Z)-but-2-ène 2-méthylprop-1-ène buta-1,3-diène A-I-2 On cherche l'isomère C qui, mis à réagir avec du dibrome, donne un seul produit de chaîne carbonée linéaire. L'expérience montre que la réaction de dihalogénation d'un alcène est une trans-addition stéréospécifique interprétable par le mécanisme suivant, présenté avec le (E)-but-2-ène : ............................... ...... ..... .... ..... ... ... .... .. ..... ...... ................................... .. .... + Br - Br ...... Br 1 ..... 2 + Br . .... ..... ...... ...... .............. ....................... ....... 1 2 Br Br Les deux attaques nucléophiles, 1 et 2, possibles de l'ion bromure sur le pont bromonium conduisent, en l'occurrence, à un seul produit qui est la forme méso (R,S) du 2,3-dibromobutane. On voit donc ici que le (E)-but-2-ène doit être l'isomère C cherché. Vérifions tout de même que les autres isomères ne conviennent pas : ­ on peut écarter tout de suite le 2-méthylprop-1-ène qui donne un produit de chaîne ramifiée, le 1,2-dibromo-2-méthylpropane ; ­ le buta-1,3-diène ne convient pas car il donne un mélange des énantiomères (R,R) et (S,S) et de la forme méso (R,S) du 1,2,3,4-tétrabromobutane ; ­ le but-1-ène donne un mélange racémique des énantiomères (R) et (S) du 1,2dibromobutane et est par conséquent à écarter ; ­ le (Z)-but-2-ène donne un mélange racémique des énantiomères (R,R) et (S,S) du 2,3-dibromobutane et n'est donc pas non plus l'isomère C. L'isomère C est le (E)-but-2-ène. A-II-1 Le mécanisme d'addition électrophile du bromure d'hydrogène sur l'alcène C, le (E)-but-2-ène, est le suivant : ........................ ...... ........ ..... .... .. ... ... ... ..... + H- Br .............................................. ........ ......... .... ....... .. .. ... + Br Br On obtient un mélange racémique de 2-bromobutane. A-II-2 On remarque, d'après le mécanisme précédent, que l'on obtient D, le (S)2-bromobutane, et son énantiomère D', le (R)-2-bromobutane. La représentation spatiale selon Cram de D est la suivante, compte tenu de l'ordre Br > CH2 CH3 > CH3 > H des substituants portés par son carbone asymétrique : Br D: Partie B CH2 CH3 H3 C H Cinétique de substitution SN2 B-I-1 Les définitions demandées sont les suivantes : ­ un solvant est polaire s'il est constitué de molécules portant un moment dipolaire non nul ; ­ il est de plus protique (ou protonique) si ces molécules contiennent au moins un atome d'hydrogène lié à un atome fortement électronégatif (généralement l'oxygène ou l'azote), ce qui lui confère la possibilité de création de liaisons hydrogènes avec des partenaires possédant un doublet libre. On peut proposer comme exemples de solvants polaires et protiques l'eau H2 O, le méthanol CH3 OH, l'éthanol CH3 CH2 OH, l'ammoniac NH3 ... B-I-2 Étudions l'effet du solvant sur la réaction de substitution nucléophile de type SN2 . Un solvant peu polaire solvate moins bien les ions qu'un solvant polaire. Analysons seulement l'effet de la polarité du solvant sur le mécanisme de type SN2 sachant qu'il en est de même pour les effets dus à son caractère aprotique (un solvant aprotique solvate moins bien les anions qu'un solvant protique). Pour cela, on représente son profil réactionnel (cf figure suivante). Dans la réaction de type SN2 , la charge est plus dispersée dans l'état de transition que dans les réactifs. Si on augmente la polarité du solvant, la solvatation abaisse l'énergie de chacune des espèces chargées en solution. Plus l'ion sera petit et plus la solvatation sera importante. Un solvant polaire solvatera donc mieux les produits de départ que l'état de transition. L'effet est visible sur le profil réactionnel représenté sur la figure suivante : Ea > Ea et la réaction de type SN2 est favorisée dans un solvant peu polaire. Un solvant peu polaire aprotique favorise un mécanisme de type SN2 .