Centrale Physique et Chimie 2 PSI 2015

Thème de l'épreuve Motorisation et mise au point autofocus
Principaux outils utilisés optique géométrique, conversion de puissance, ondes sonores, mécanique du point, électronique
Mots clefs machine à courant continu, ondes de flexion, moteur piézoélectrique, profondeur de champ, photographie

Corrigé

(c'est payant, sauf le début): - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

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Y» ' -- h' ' 2 L0 Q,s Physque c |m|e _| ( --/ PS| O EUNEÜUHSCENTHHLE-SUPËLEE 4heures Calculatrices autorisées N Motorisation et mise au point autofocus L'autofocus, AF, ou mise au point automatique, permet de régler la netteté de l'image que donne un instrument d'optique. La plupart des appareils photographiques peuvent êtres couplés à des objectifs comportant une motorisation AF : un moteur (et un dispositif mécanique) va permettre de translater tout ou partie du dispositif optique le long de son axe. Or quand on regarde les caractéristiques techniques de certains objectifs de la marque Canon®, par exemple, pouvant être fixés sur un même boitier de la même marque, on constate que le type de motorisation peut être différent comme dans l'exemple donné figure 1. L'objectif EF 50 mm 121.2 L USM (à gauche) possède une motorisation ultrasonique (UltraSonic Motor). Le modèle EF 50 mm 1:18 II (au milieu) quant à lui possède une motorisation classique avec un micro- moteur à courant continu. Enfin, le modèle EF 40 mm 1:2.8 STM (à droite) possède une motorisation pas à pas (Stepper Technology Motor) et est monté sur cette image sur un appareil EOS GOOD. Figure 1 Trois objectifs autofocus L'objet de ce problème est de déterminer en première partie la latitude de mise au point d'un objectif, d'évaluer la durée de mise au point AF avec une motorisation à courant continu en deuxième partie, puis en troisième et dernière partie, d'évaluer la durée de mise au point AF avec une motorisation ultrasonique qui sera modélisée de façon simple. Nous ne nous intéresserons pas a la technologie STM. Toute l'étude sera faite dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen. I Latitude de mise au point et profondeur de champ On désire photographier un individu, debout, de taille 1,80 m à l'aide d'un objectif EF 50 mm 1:1.2 L USM, assimilable à une lentille mince convergente (L), de distance focale image fixe f ' = 50,0 mm, associée à un diaphragme de rayon R réglable, supposé placé dans le plan de la lentille mince. Le capteur d'image du boitier EOS 600D est une matrice contenant 18,7 millions de pixels identiques carrés de côté a disposés dans une matrice rectangulaire de longueur 22,3 mm et de hauteur 14,9 mm. Le sujet, photographié de face, est situé a une distance D du capteur et a une distance d de la lentille (L). Lorsque le photographe effectue la mise au point sur ce sujet, son image occupe toute la hauteur du capteur. On rappelle : A'B' -- la formule du grandissement transversal 'y = AB ; 1 1 1 -- la relation de conjugaison de Descartes pour une lentille mince -- = = --/ ; OA' OA f -- la relation de conjugaison de Newton pour une lentille mince FA -- F'A' : -- f '2. I .A -- Déterminer numériquement les distances (1, D et a. 2015-04--28 09:52:09 Page 1/8 E' I .B -- La latitude de mise au point est la distance, comptée sur l'axe optique, qui sépare les deux positions extrêmes de la lentille (L) entre lesquelles l'image d'un point objet formée sur le récepteur garde une netteté acceptable, c'est-à-dire ici qu'elle soit de taille inférieure à (1, taille caractéristique d'un pixel. / Le nombre d'ouverture No de l'objectif est défini par la relation NO : 2f_R' Pour l'objectif considéré, il est variable dans l'intervalle [1,2; 16]. I.B.1) Comment faire varier No en pratique ? I.B.2) Exprimer littéralement la latitude de mise au point en fonction de D, f ', NO et (1. Calculer sa valeur numérique pour les valeurs minimale et maximale de No- Commenter. I .C -- La profondeur de champ, quant a elle, désigne la distance, comptée sur l'axe optique, qui sépare les deux positions extrêmes d'un point objet situé sur cet axe pour lesquelles l'image reste nette. On montre que la profondeur de champ est d'autant plus grande que le nombre d'ouverture est grand. Pour réaliser le portrait de l'individu, la latitude de mise au point doit être grande ou faible ? II Motorisation AF à courant continu L'objectif EF 50 mm 1:1.8 Il, commercialisé fin 1990, possède un micromoteur à courant continu a aimants permanents. II.A -- Principe d'une machine à courant continu à charge constante Le rotor est constitué d'un noyau de fer doux, cylindrique, sur lequel sont enroulées N spires. Chaque spire, représentée sur la figure 2, est rectangulaire, de longueur b suivant l'axe (Oz) vertical ascendant et de largeur (1, et est enroulée sur le noyau parallèlement dans un de ses plans de symétrie. Les N spires sont réparties uniformément sur le périmètre du noyau. L'ensemble {noyau + spires} constitue le rotor. Chaque spire, de résistance Re, est reliée à un générateur de tension continue U par l'intermédiaire de deux électrodes A et C et est parcourue par un courant d'intensité i constante. La position du rotor est repérée par l'angle 0 de la base d9 orthonormée directe cylindrique (EUR,, %, êz). On notera Q = $ la vitesse angulaire de rotation du rotor et J son moment d'inertie par rapport a (Oz). Le rotor est placé dans le champ magnétique stationnaire produit par les aimants permanents constituant le stator. On admettra que, dans le volume situé entre le stator et le noyau du rotor, ce champ est radial et de la forme Ê = BO cos «9ê,. (avec BD > O). Le fer doux sera assimilé à un matériau magnétique linéaire, de perméabilité magnétique ,u = ,u...u0. On négligera tout phénomène d'autoinduction. Le couplage électromécanique est parfait. On suppose que le rotor entraine une charge dont le couple résistant est LE = --I'Rëz où FR est une constante positive. À l'instant t = 0, on a 9(t = O) = 0 et Q(t = O) = 0. Z a - noyau métallique Figure 2 1 b On rappelle que la valeur moyenne d'une fonction f continue et positive sur un intervalle [a, b] est b a / f (a:) dit. & II.A.1) Dans un premier temps, on néglige les propriétés magnétiques du fer doux qui est alors assimilé à un milieu non magnétique. Déterminer, en moyenne sur un tour, le moment par rapport à l'axe (Oz) du couple électromagnétique subi par le rotor, noté Pam. II.A.2) En fait, un système permet la commutation de A et C a chaque demi-tour du rotor, si bien que le courant i circule toujours dans le même sens. Quel est ce système ? Pour quelles valeurs de 9 y a-t-il inversion du sens du courant parcourant une spire ? 2015-04--28 09:52:09 Page 2/8 [_ Montrer alors qu'on a l"em : Koi où KO est une constante à déterminer en fonction de a, b, N et BO. Quelle est la dimension de K0 ? II.A.3) Désormais on prend en compte les propriétés magnétiques du fer doux, qui sera assimilé à un milieu magnétique linéaire de perméabilité magnétique ,u : u,.u0 (avec u,. > 1). À l'intérieur du noyau, le champ magnétique Ês créé par le stator est approximativement uniforme et est orienté selon êOE ; on a ainsi Ës : Bsëæ où BS > 0. Justifier que les courants rotoriques, parcourant les spires du rotor, induisent dans le noyau un moment magné- tique 1\_/1;. orienté selon l'axe (Oy). En préciser le sens. Justifier que ce moment magnétique est proportionnel à l'intensité i du courant dans une spire du rotor. En déduire le couple électromagnétique subi par le rotor, noté F'em et montrer qu'il est proportionnel à i. On pose F'em : Ki. Comparer les ordres de grandeur de K et de K0. II.A.4) Déterminer la force contre-électromotrice moyenne @ induite dans le rotor en fonction de K et Q. II.A.5) Déterminer, en fonction de K, Re et U, l'expression littérale de la caractéristique Q = f (l'é...) en régime permanent de fonctionnement et à tension d'induit U constante. R J II.A.6) Déterminer la loi d'évolution Q(t) pour t > 0. Faire de même pour la loi 9(t). On posera T = K62 et U ReI'R 9..." _ Î _ K2 II.A.7 ) À la date t : to, un système d'asservissement vient annuler le courant : i(t : to) : 0, de façon a ce que le moteur puisse s'arrêter. Déterminer les lois d'évolution Q(t) et 9(t) pour t > t0. II.A.8) Pour faire la mise au point, le rotor initialement immobile doit tourner d'un angle 0...,,. À la date tmp, 9(t = tmp) : H..., et le rotor est à l'arrêt. Exprimer 9,,... et la durée de mise au point tmp en fonction de FR, J , to, T et Qu.... II.B -- Application au moteur à courant continu DN12M de la marque Canon@ II.B.1) En vous aidant de la figure 3, déterminer K et Re pour le moteur mentionné ci--dessus. 13000 2000 10400 1600 Ë 7800 1200 EUR . ' «. 8 j: %.... V v 5200 800 .- Cl "#., 5 2600 400 0 0,5 1 1,5 2 P'em (mN-m) Figure 3 Caractéristiques (Q,F'em) et (i,Fgm) en régime permanent à tension d'induit U constante II.B.2) Toujours en vous aidant de la figure 3, déterminer le couple de démarrage 1" D du moteur. II.B.3) On donne J = 0,24 g-cm2. Calculer U et T. F II.B.4) Dans les conditions où F_R : 0,5 et U : 3,1V, déterminer Q,... puis la puissance du moteur en régime D permanent. II.B.5) Pour une durée de mise au point tmp de l'ordre de 100 ms (ordre de grandeur du temps de réponse d'un micromoteur à courant continu associé à un réducteur de vitesse installé dans un objectif Canon®), quel angle 9mp peut-on espérer ? III Motorisation AF USM Apparus au début des années 80, les moteurs rotatifs à actionneurs piézoélectriques sont des alternatives aux moteurs à courant continu, moteurs synchrones ou asynchrones. Depuis 1987, Canon® intègre cette technologie. Leur principe est la génération d'une onde ultrasonore de flexion dans un solide suffisamment élastique, le stator, à l'aide d'actionneurs piézoélectriques. On peut alors montrer que le mouvement des points de la surface du stator est quasi--elliptique, si bien qu'un autre solide en contact à sa surface, le rotor, pourra « surfer » sur l'onde 2015-04-28 09:52:09 Page 3/8 [_ et être entrainé par friction. Ces moteurs sont silencieux, précis, rapides et peu encombrants. En effet le plus petit de ces moteurs, utilisé en horlogerie, a une taille caractéristique de l'ordre de quatre millimètres. L'objectif EF 50 mm 1:1.2 L USM, commercialisé depuis 2010, possède un moteur annulaire a actionneurs piézoélectriques. III.A -- Propagation d'une onde progressive de fleoeion dans un solide III.A.1) On considère le dispositif représenté en figure 4 : une barre solide cylindrique d'axe (Or), de longueur L, de section très petite, négligeable, repose sur deux supports identiques fixes, situés en ses extrémités avec lesquels le contact, quasi-ponctuel, se fait de façon permanente. L'axe vertical ascendant est l'axe (Oz). Le problème étant supposé invariant dans tout plan vertical parallèle à l'axe de la barre, toute l'étude se fera dans le plan (Osez), si bien que le couple de coordonnées (x, 2) d'un point M appartenant à la barre est suffisant pour décrire les phénomènes observés. Figure 4 Barre étudiée disposée sur ses supports Lorsque la barre est au repos et n'est le siège d'aucun phénomène vibratoire, z = 0 pour tout point M de la barre. Sous l'effet d'une onde mécanique transversale, dite onde de flexion, générée dans la barre, un point M lui appartenant peut être amené à se déplacer verticalement. Dès que la barre se met à vibrer transversalement, on admet que l'équation différentielle vérifiée par z(oe, t) s'écrit : -- + "y -- = 0 (1111) où 7 est une constante réelle positive. a) Si la barre était une corde infiniment souple, comment s'écrirait l'équation (111.1) ? Comment appelle-t-on ce genre d'équation ? Rappeler l'expression de sa solution générale. I)) Quelle(s) propriété(s) du matériau fait (font) que l'équation (111.1) est différente de celle demandée à la question précédente ? c) Déterminer la dimension et l'unité de la constante 7. d ) À quelle condition une onde plane progressive harmonique, de pulsation au, de nombre d'onde k et se propa-- geant vers les a: croissants, écrite sous forme complexe g(oe, t) = z exp(j(wt -- Ëoe)) peut-elle exister ? e ) La barre est--elle un milieu dispersif ? f) Pourquoi est-il impossible de réaliser une onde plane progressive dans cette barre ? III.A.2) Au lieu d'une barre rectiligne, on étudie maintenant un anneau de section très petite. Cet anneau filiforme est de centre O, de rayon R, donc de longueur L : 27TR. Un point M de l'anneau sera repéré par son abscisse curviligne s = R9. Au repos, cet anneau est plan et contenu dans le plan Ooey. Sous l'effet d'une onde de flexion, il peut vibrer dans la direction Oz. On note z(s, t) la cote du point M à l'instant t. Par analogie avec la barre rectiligne étudiée à la question 111.A.1, l'équation différentielle vérifiée par z(s, t) s'écrit On fait propager une onde progressive g(s, t) = Zeth--k3) dans cet anneau. a) Quelle condition doit satisfaire sa longueur d'onde À par rapport a la longueur L ? b) En déduire que le nombre d'onde k et la pulsation ou sont quantifiés. La solution caractérisée par le couple (k...w,,) est appelée mode propre de flexion d'indice n. Exprimer les valeurs possibles, k,, et ou... du nombre d'onde et de la pulsation. III.B -- Moteur piézoélectrique rotatif Dans les moteurs rotatifs (figure 5), le stator est formé d'un anneau composé de deux parties: une couche annulaire de céramiques piézoélectriques collée sous un disque métallique dentelé (l'anneau statorique). Entre le rotor et le stator, on insère une couche de polymère pour augmenter la friction et donc le couple d'entrainement du moteur. Le rotor et le stator sont maintenus en contact a l'aide d'un ressort de précontrainte. 2015-04--28 09:52:09 Page 4/8 [_ F'.essort de précontrainte Rotor Couche (polymère) de friction Fixe Finn eau statorique piézoeéramiques Bâti Figure 5 Vue éclatée d'un moteur piézoélectrique rotatif On désigne par 3 l'abscisse curviligne d'un point M situé le long du périmètre moyen de l'anneau statorique, de longueur L. Nous allons montrer qu'il est possible de générer dans l'anneau des ondes de flexion, d'abord une onde stationnaire, puis une onde progressive. III.B.1) Excitation d'une onde stationnaire dans l'anneau L'anneau piézoélectrique, collé sous le stator, est sectorisé en sous-entités identiques mais de « polarisation alternée >> : quand on soumet une entité, notée +, à une tension positive, elle se déforme dans un sens, alors que sa voisine, notée --, soumise à la même tension se déforme de manière identique mais dans un sens opposé, comme l'indique la figure 6. Les déformations sont supposées sans retard temporel par rapport à la tension excitatrice et sont alors transmises à l'anneau statorique. Une unité piézoélectrique Électrodes < -- - U0 Figure 6 Déformation d'un motif piézoélectrique (constitué de deux entités de polarisation opposée) soumis a une tension générée par deux électrodes En répétant le motif représenté plus haut et en le soumettant a une tension sinusoïdale U (t), il est alors possible de générer une onde de flexion stationnaire dans l'anneau céramique qui va être transmise au stator métallique. a ) On suppose U (t) sinusoïdale. Où seront situés les noeuds de vibration ? b) L'anneau piézoélectrique, de rayon moyen R et de périmètre moyen L, est constitué et excité comme l'indique la figure 7 : la tension U (t) excite une succession de 4 motifs identiques à ceux représentés en figure 6. Montrer que, alimenté par une tension de pulsation ou qu'on déterminera, cet anneau piézoélectrique permet d'exciter une onde stationnaire z,,(s, t) telle que : z,,(s, t) = Z,, cos(k,,s + 1/)) cos(w,,t + cp). III.B.2) Excitation d'une onde progressive dans l'anneau a) Pour générer une onde harmonique progressive z(s, t) dans l'anneau, il suffit de l'exciter par deux ondes stationnaires zl(s, t) et z2(s,t) de même pulsation ou, de même nombre d'onde k et de même amplitude Z. En posant zl(s, t) : Zcos(ks+1/q) cos(wt+cp1) et zz(s, t) = Zcos(ks+%) cos(wt+cp2), déterminer les relations entre les phases cpl, cp2, 1/21 et % pour que la superposition des ondes z1 et 22 soit une onde progressive. b ) On utilise un anneau piézoélectrique constitué et excité comme l'indique la figure 8: la tension U1 (t) ex-- cite une première succession de 4 motifs identiques à ceux représentés en figure 6, alors que la tension U2(t), synthétisée à l'aide du montage représenté en figure 9, excite une autre succession de 4 motifs identiques. Quelle doit être la longueur de l'arc moyen, exprimée en fonction de À, de l'électrode auxiliaire ? Quelle doit être la longueur de l'arc moyen de l'électrode GND reliée à la masse, exprimée en fonction de À ? c) Dans le montage représenté en figure 9, l'amplificateur linéaire intégré est supposé idéal et fonctionnant en régime linéaire. Montrer que ce montage va bien permettre de synthétiser la tension U2 (t) adéquate, à condition que ou, R' et C' soient reliés par une relation que l'on déterminera. 2015--04--28 09:52:09 Page 5/8 [_ Figure 7 Anneau excitateur constitué d'entités piézoélectriques permettant de générer une onde stationnaire dans l'anneau statorique électrode auxiliaire Figure 9 Montage permettant de synthétiser U2(t) 2015--04-28 09:52:09 Page 6/8 [°° Ainsi une onde progressive tournante est générée à la surface du stator. Le rotor va ainsi être entrainé par friction. d) Comment faire pour inverser le sens de rotation du rotor ? III.B.3) Pourquoi, à votre avis, la partie haute du stator est-elle dentelée (voir figure 5) ? III.C -- Étude dynamique simplifiée On suppose que le rotor, de moment d'inertie J par rapport à son axe de rotation (Oz), est en contact avec N points matériels représentant « les crêtes >> de l'onde statorique, qui décrivent, sous l'effet de l'onde progressive, un mouvement circulaire, d'axe (Oz), de rayon R... (cf figure 10) à la vitesse angulaire de rotation constante cas. Z Rotor Une crête de l'onde statorique assimilée à Stator excité par l'onde ultrasonique un point matériel en contact avec le rotor (la déformation introduite par l'onde de flexion est volontairement exagérée) Figure 10 On admet que quand on coupe le moteur (on arrête l'excitation du stator), les N points s'immobilisent en un temps négligeable : c'est la phase de freinage du rotor qui débute. La vitesse angulaire de rotation du rotor, à une date t, est notée wR(t). On admet que Vt, wR(t) < wS. Chaque « crête » exerce sur le point du rotor en contact avec elle une force de friction RT : R,êe et une force de réaction normale RN : R Nëz avec R N > 0, toutes deux constantes et identiques pour chaque crête. On admettra que : RT > 0 lorsque le moteur est allumé (stator excité), RT < 0 lorsque le moteur est arrêté, si wR % cas alors ||RT|| : f||RN|| et si wR = cas alors lerll = 0. Le ressort de précontrainte représenté en figure 5 exerce une force FC : --Fcêz supposée constante et uniformé- ment répartie entre les N points tournant. Le poids du rotor est négligeable devant toutes les autres forces mises en jeu. La charge entrainée par le rotor ainsi que d'éventuels frottements exercent un couple résistant, supposé constant, et noté FC : --Fcëz avec PC > O. III.C.1) Que vaut N avec le montage représenté en figure 8 ? III.C.2) Exprimer le couple moteur I'... en fonction de N, R... et RT ? III.C.3) Pour faire la mise au point, le rotor initialement immobile doit tourner d'un angle 9...p. Lorsque cet angle est atteint, au bout d'une durée t...p égale à la durée de mise au point, le rotor doit bien sûr être immobile. a ) À quelle condition le rotor, initialement immobile, démarre--t-il ? b ) À la date t = 0, on allume le moteur, alors qu'à la date to, on le coupe. Déterminer et représenter graphique- ment wR(t) pour t EUR [O, t...p]. On posera _ 605J _ meF0 --F0 («Usj et ' = _ T meFc+rc T et on envisagera plusieurs cas suivant la valeur grande ou faible de l'angle 9...p. c ) Déterminer, pour chacun des cas relatés à la question précédente, l'expression littérale de la durée de mise . . , au p01nt t...? en fonction de cas, T, T et 9...p. III.C.4) Application aux moteurs ultrasoniques Canon® Pour ces moteurs, fs : Ë--S : 3,0 kHz (obtenue en réalité quand on excite le stator avec une fréquence 7r ultrasonique de 27 kHz) alors que l'ordre de grandeur de wR est de 80 tr-min'1. On donne R... = 35 mm, FC : 15 N, f = 0,3 et J = 1 >< 10_6 kg-m2. Le couple résistant PC est estimé à 6>< 10_2 Nm. 2015-04--28 09:52:09 Page 7/8 [_ a) Lequel des cas évoqués aux questions III.C.3 convient ici ? b ) Pour effectuer la mise au point, on souhaite avoir 09...) = 127r. Quelle sera la durée de mise au point ? Commenter. c) La masse du moteur est de 45 g. Calculer la puissance massique utile sachant que des phénomènes non pris en compte dans ce modèle induisent une valeur réelle égale à 65% de celle calculée en théorie. Comparer avec celle d'un moteur à courant continu Canon® évaluée à 11 W-kg'1. oooFlNooo [cc-- 2015-04--28 09:52:09 Page 8/8

Extrait du corrigé obtenu par reconnaissance optique des caractères


 Centrale Physique et Chimie 2 PSI 2015 -- Corrigé Ce corrigé est proposé par Cyril Jean (ENS Ulm) ; il a été relu par Jimmy Roussel (Professeur en CPGE) et Stéphane Ravier (Professeur en CPGE). Le problème étudie la mise au point automatique des objectifs d'appareils photographiques. Deux types de motorisation de ces systèmes d'autofocus sont étudiés en détail. Les trois parties sont indépendantes. · La première partie, d'optique géométrique, présente une modélisation simplifiée d'un objectif photographique avec une lentille convergente. Elle présente les concepts de latitude de mise au point et de profondeur de champ, qui sont des outils centraux en photographie. · La deuxième partie est centrée sur une motorisation à courant continu. On étudie le couplage électromécanique entre le rotor et le stator pour exprimer le couple moteur. On détermine ensuite la caractéristique du moteur et les lois d'évolution de la vitesse angulaire et de l'angle de rotation. On applique enfin ces résultats à un objectif Canon. · La dernière partie présente un moteur à ultrasons, qui est utilisé dans certains objectifs Canon. Ce dispositif original est l'occasion de mettre en oeuvre une partie du programme sur les ondes mécaniques. La partie commence par l'étude d'ondes acoustiques de flexion dans une barre rectiligne et dans un anneau où l'on discute des relations de dispersion et des conditions aux limites. La deuxième sous-partie est centrée sur la réalisation pratique d'un dispositif permettant d'exciter des ondes progressives dans un anneau piézoélectrique ; on utilise les relations obtenues pour déterminer les tensions électriques à appliquer au système afin de créer effectivement une onde progressive dans l'anneau. Un montage à amplificateur linéaire intégré est proposé pour générer ces tensions. La dernière sous-partie, de mécanique du solide, permet de déterminer les caractéristiques mécaniques d'un moteur dont le rotor est entraîné par l'onde de flexion progressive dans l'anneau piézoélectrique. On compare enfin l'efficacité énergétique du moteur à ultrasons et du moteur à courant continu. C'est un sujet long et complet qui mobilise une large part des programmes de première et de deuxième année. La dernière partie est particulièrement originale et intéressante. Remarquons enfin que ce sujet de physique-chimie ne présente absolument aucune question de chimie ! Indications I.A Faire un schéma. On connaît la taille de l'objet AB (l'individu) et la taille de l'image A B (la hauteur du capteur). On peut en déduire leurs positions d et D avec la formule du grandissement transversal = A B /AB = OA /OA et en utilisant astucieusement le théorème de Thalès. I.B.2 Simplifier le problème en considérant que le plan objet est très éloigné et que le plan image est presque confondu avec le plan focal image. I.C Pour un portrait, on souhaite généralement une faible profondeur de champ pour que la personne photographiée soit le seul objet net de l'image. II.A.1 Calculer le moment magnétique d'une spire, puis le couple exercé par un champ magnétique stationnaire sur un moment magnétique. II.A.2 Séparer la moyenne sur un tour en une somme sur deux demi-tours, où le sens du courant est modifié. II.A.3 Calculer le moment magnétique moyen créé sur un tour par les spires du rotor. Quelle aimantation est induite dans un milieu ferromagnétique comme le noyau de fer doux ? II.A.5 Faire appel à la loi des mailles sur une spire. II.A.6 Utiliser le théorème du moment cinétique sur le rotor. II.B.1 Préférer les unités du système international pour éviter les erreurs. II.B.4 La puissance mécanique en régime permanent est la puissance calculée en = lim . II.B.5 Comme tmp est donné en ordre de grandeur, procéder par analyse dimensionnelle pour trouver un ordre de grandeur de mp . III.A.1.b La propriété clef de la question III.A.1.a est « corde infiniment souple ». Qu'en est-il d'une barre solide ? III.A.1.f Quelles sont les conditions aux limites imposées par le système ? III.B.1.b Pour qu'une onde stationnaire existe dans l'anneau, il faut que les conditions aux limites périodiques et la relation de dispersion de la question III.A.1.f soient vérifiées en même temps. III.B.2.a Utiliser cos (a - b) = cos a cos b + sin a sin b et cos ( - /2) = sin . III.B.2.b Quelle séparation spatiale permet d'obtenir le déphasage entre 1 et 2 démontré à la question III.B.2.a ? III.B.2.c Utiliser un pont diviseur de tension au niveau de la borne positive V+ et au niveau de la borne négative V- de l'ALI. Utiliser ensuite la relation que vérifie V- et V+ lorsque l'ALI est idéal et en régime linéaire. III.B.2.d Trouver comment modifier la superposition des ondes stationnaires z1 (s, t) et z2 (s, t) pour générer une onde progressive en sens opposé à l'onde progressive générée à la question III.B.2.a. - III.C.2 Calculer le couple exercé par les N forces motrices de friction RT . III.C.3.a Appliquer le théorème du moment cinétique au rotor. III.C.3.b En plus du théorème du moment cinétique, il est nécessaire d'utiliser le théorème de la résultante dynamique. Pour les deux cas distingués, remarquer que la vitesse de rotation du rotor ne peut pas excéder S . III.C.3.c La vitesse de rotation R (t) à l'instant tmp est nulle. Utiliser également le fait que mp est l'aire sous la courbe R (t) entre t = 0 et t = tmp . III.C.4.a Comparer R et S en ordre de grandeur. Motorisation et mise au point autofocus I. Latitude de mise au point et profondeur de champ I.A Pour l'étude de l'objectif, posons h = 14,9 mm et = 22,3 mm respectivement la hauteur et la longueur de la matrice du capteur du boîtier de l'appareil photo ainsi que H = 1,80 m la hauteur de l'individu à photographier. On a OA = -d OA = D - d A B = -h AB = H (L) B H A F O F A + h B d D Représentons l'image de l'individu à photographier à travers la lentille mince convergente. Utilisons des rayons particuliers : · le rayon passant par B et par le centre optique O émerge sans être dévié ; · le rayon passant par B et par le foyer objet F émerge parallèlement à l'axe ; · le rayon incident parallèle à l'axe et passant par B émerge en passant par le foyer image F . L'intersection B de ces différents rayons est le point image de B. Le point image A de A est le projeté orthogonal de B sur l'axe optique. On utilise ensuite le grandissement transversal = A B OA = AB OA Or, d'après le théorème de Thalès, = On obtient et donc A B FO = AB FA -h f = H f -d H d=f 1+ = 6,09 m h De la même façon, le théorème de Thalès donne A B F A = AB FO = -h D - d - f = H -f h D = d + f 1 + H h H D = f 2 + + = 6,14 m H h puis ce qui mène à Finalement, On remarque que D - d = 5,04.10-2 m = 5,04 cm f . Pour le système étudié, l'objet est quasiment à l'infini. Afin de déterminer a, on pose Np = 18,7.106 le nombre de pixels de l'appareil photo et S = h la surface du capteur numérique. On a S = h = Np a2 Ainsi, a= s h = 4,22.10-6 m = 4,22 µm Np I.B.1 L'énoncé affirme que l'objectif est « assimilable à une lentille mince convergente (L), de distance focale fixe ». Comme f 2R la seule façon de modifier NO à focale constante est de jouer sur l'ouverture du diaphragme R. I.B.2 On représente la modification de la position de l'image suite à un léger déplacement de la lentille de l'objectif. D'après les résultats numériques de la question I.A, le point objet est quasiment à l'infini. Notons mp la distance de mise au point. NO = (L) A - R F A O F mp 2 tan = · mp 2 R a/2 = D-d mp /2 + a