X/ENS Physique B PC 2020

Thème de l'épreuve Ondes de gravité dans un fluide
Principaux outils utilisés mécanique des fluides, mécanique, ondes
Mots clefs ondes de surface, ondes internes, oscillateur, propagation d'ondes

Corrigé

(c'est payant, sauf le début): - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

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Énoncé obtenu par reconnaissance optique des caractères


ÉCOLE POLYTECHNIQUE - ESPCI
ÉCOLES NORMALES SUPÉRIEURES

CONCOURS D'ADMISSION 2020

MERCREDI 22 AVRIL 2020 - 08h00 - 12h00
FILIÈRE PC - Épreuve n°5

PHYSIQUE B
(XEULO)

Durée : 4 heures

L'utilisation de calculatrices n'est pas autorisée pour cette épreuve.
20

25

30

Ondes de gravité dans un fluide

Des ondes de gravité peuvent apparaître au sein d'un fluide stratifié, 
c'est-à-dire un fluide dont la masse volumique
varie Spatialement selon une direction particulière, généralement la verticale. 
Elles sont appelées ondes internes. Des
ondes peuvent également apparaître à l'interface entre deux fluides de masses 
volumiques différentes et non miscibles.
Elles sont dites ondes de surface. Les vagues à la surface d'un océan en sont 
une manifestation. Notons qu'il s'agit là
d'une situation limite de la précédente.

Cette étude comprend deux parties qui peuvent être abordées de façon 
indépendante. La première s'intéresse aux
ondes à l'interface eau/air, la seconde est consacrée aux ondes internes dans 
l'eau. Nous définissons le référentiel
R(O, x, y,z), supposé galiléen, tel que le champ de gravité s'exprime g = 
--gü,. Nous restreindrons ces études à des
situations spatialement bidimensionnelles, dans le plan vertical (O, x, y).

En vue des applications numériques nous adoptons les valeurs suivantes : D = 15 
cm, L = 15 cm et H -- 20 cm.
Ces grandeurs seront introduites et présentées dans la suite.

N.B. : Nous considérerons que le principe (ou théorème) d'ARCHIMÈDE reste 
applicable hors du domaine de la
stricte statique des fluides.

1 Ondes de surface.

Reportons-nous à la figure (1). Nous considérons un objet cylindrique, de masse 
volumique p. uniforme, de dia-
mèêtre D = 2R et de longueur Z, flottant à la surface de l'eau de masse 
volumique p. Cette eau est contenue dans
un canal de largeur très légèrement supérieure à L (mais considérée égale à L), 
de profondeur H et de longueur très
supérieure à toutes les longueurs caractéristiques du système. L'origine O du 
repère est placée au niveau de la surface
de l'eau. Nous notons Y l'ordonnée du centre de masse G du flotteur et 4 -- Y 
-- Y, son écart par rapport à son ordon-
née d'équilibre Y, (fluide et flotteur à l'équilibre). Nous nous placerons 
toujours dans le cas où l'axe du flotteur reste
parallèle à l'axe (Oz) et tel que [u| EUR R. Nous négligerons l'action de l'air 
sur le flotteur.

A A

y _.
£ | D Air Y L
<--> e------ ">
G x Flotteur iG Z.
0 0! Pc
H Flotteur Pc Eau p Eau p
Canal Canal

FIGURE 1 -- Objet cylindrique (p.,D, L) flottant horizontalement à la surface 
de l'eau (p) d'un canal (vues de face et
de côté). Ces figures ne sont pas à l'échelle. En particulier, la largeur du 
canal n'est que très légèrement supérieure à
L (l'écart est exagéré sur le schéma afin de le rendre visible).

1. Nous souhaitons que le cylindre flotte, à l'équilibre, en étant à moitié 
immergé dans l'eau. Préciser la relation
que doit alors vérifier p.. Calculer sa valeur numérique.

Nous nous placerons dans cette situation dans toute cette partie.

e Nous supposons que l'équilibre du flotteur à été légèrement perturbé 
(verticalement) et souhaitons exprimer la
pulsation ©, de ses oscillations libres. Nous négligerons 1c1 toute cause de 
dissipation d'énergie mécanique et nous
nous placerons dans le cas où le fond du canal n'influence pas le mouvement du 
flotteur.

2. Sur la base de considérations physiques et d'arguments dimensionnels, 
établir la dépendance de ans avec les
différents paramètres du problème. On détaillera chaque étape du raisonnement.

3. Exprimer, au premier ordre relativement au rapport u/R et en fonction de L, 
D et u, la variation algébrique ÔVin
de volume immergé du flotteur par rapport à la situation d'équilibre.

4. Établir l'équation différentielle vérifiée par la variable u. On fera 
apparaître la pulsation @o dont on donnera
l'expression en fonction de g et D.

-- Page 177 --
5. Calculer la valeur numérique de la fréquence f, correspondant à @o.

35
e La figure (2) représente l'évolution temporelle de l'ordonnée Y du centre de 
masse G du flotteur, obtenue expéri-

mentalement.
4- | æ | | |
À ER
2 SA SE S
oO à | :
© : Oo Q.
0 © © g° LQ , >. --
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- 1 © o
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@
61... QUELLE
©
D $
RE
J ©. DE
0 0.2 0.4 oO. 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2 2.2
t (s)

FIGURE 2 -- Évolution temporelle expérimentale de l'ordonnée Y du centre de 
masse G du flotteur.

6. Déterminer, à partir de la figure (2), la pseudo-fréquence fx? des 
oscillations du flotteur ainsi que l'amplitude

initiale #9. Proposer une estimation (approximative) du facteur de qualité Q de 
cet oscillateur (en précisant la

méthode adoptée).

40
7. Comparer à f la pseudo-fréquence je? des oscillations du flotteur estimée à 
partir de la figure (2).

e Nous souhaitons maintenant identifier les effets responsables de 
l'amortissement des oscillations du flotteur. Nous

commençons par l'effet de traînée.
8. Préciser, sur la base d'une argumentation, l'expression du nombre de 
REYNOLDS R. qu'il convient d'associer

45

50

55

à l'écoulement de l'eau autour du flotteur en mouvement. En donner une 
estimation (nous adopterons, pour la
2.51), Commenter ce résultat.

viscosité cinématique de l'eau, la valeur 1076 m
9. Donner l'expression de la force de traînée Fr qui paraît alors la mieux 
adaptée à décrire l'action mécanique du

fluide sur le flotteur en mouvement (toujours transversalement à son axe) à la 
vitesse V -- V i,. On raisonnera
comme s1 le cylindre était totalement immergé dans un milieu infini et on 
s'inspirera du résultat connu relatif à

un objet sphérique.
10. Exprimer, à partir de grandeurs caractéristiques que l'on précisera, le 
rapport caractéristique KTR de la force de
traînée à la force de rappel gravitationnel qui est intervenue en question (4) 
lors de l'établissement de l'équation

différentielle.
11. Estimer numériquement le rapport Krr. Conclure sur la participation de 
l'effet de traînée à l'amortissement des

oscillations du flotteur.
e Nous recherchons maintenant la cause de l'amortissement des oscillations du 
flotteur dans les ondes de surface

qu'elles générent. L'image inférieure de la figure (3) est une 
chronophotographie permettant de donner une représen-
tation de l'évolution temporelle de la surface libre eau/air. Pour cela on 
réalise un film du canal à raison de 250 images
par seconde, pendant 3 s. Pour chaque image (telle que celle du haut de la 
figure (3)), on stocke l'état de couleur de

-- Page 2/7 --
6 chacun des pixels correspondant à une ligne horizontale prédéterminée (en 
pratique, située très légèrement en dessous
de l'interface libre eau/air au repos [ligne en trait pointillé sur la figure 
du haut]). Ces lignes de pixels sont ensuite
représentées les unes en dessous des autres en respectant la chronologie de la 
prise d'images (figure du bas). Cette
chronophotographie se rapporte à l'expérience relative à l'évolution 
représentée sur la figure (2).

temps

FIGURE 3 -- Chronophotographie illustrant l'évolution de l'interface eau/air 
(cadence de 250 images par seconde sur
une durée de 3 5). La ligne horizontale en trait pointillé tracée sur la 
photographie du haut représente la ligne des
pixels suivis temporellement et qui est reportée chronologiquement, de haut en 
bas, pour former l'image du bas.

12. Proposer une interprétation des lignes obliques situées de part et d'autre 
de la frange sombre verticale et centrale
65 (trace du flotteur).

13. Déterminer, à partir de cette chronophotographie, la fréquence Fexp des 
oscillations du flotteur. On précisera la
démarche suivie.

14. De la même manière, déterminer la longueur d'onde À.;, des ondes de surface.

15. Estimer la célérité cp de ces ondes de surface.

e Nous admettons que la relation de dispersion liant la pulsation © (© > 0) au 
nombre d'onde k des ondes de surface
se propageant dans un canal de profondeur H est donnée par la relation :

2T sinh(kH) exp(2kH)---1
2 |
D = gktanh(kH) où 7 0 et. tanh(&A) cosh(kH) exp(2kH) +1

À (1)

r 16. Représenter l'allure graphique de la fonction © -- w(k). On précisera ses 
comportements limite et asymptotique.
17. Indiquer à quelle condition le milieu peut être considéré comme non 
dispersif.
18. Associer la célérité cex? calculée à la question (15) à l'une des vitesses 
de groupe ou de phase.

19. Déduire de la relation (1), dans la limite KH << 1, l'expression de la célérité c des ondes de surface. Calculer sa valeur numérique. Vérifier la compatibilité de cette valeur avec celle de c.x, déterminée en réponse à la question 75 (IS). -- Page 3/7 -- 80 85 90 95 100 105 e Nous décrivons l'évolution spatio-temporelle de la hauteur (algébrique) À des vagues formant l'onde de surface par l'équation : h(x,t) = Asin(Qot+kx) (A=CsR ER, ;, GER: ;kER:) (2) N.B. : En réalité, l'amplitude À dépend du temps (amortissement des oscillations du flotteur excitant les ondes de surface) et de l'espace (amortissement des ondes de surface). Nous considérerons 1c1 simplement que cette amplitude ne varie pas (sensiblement) sur l'échelle d'une période n1 sur celle d'une longueur d'onde. En pratique, sauf à la question (23), nous considérerons donc l'amplitude À comme constante et uniforme. Nous adoptons comme état de référence, notamment pour ce qui concerne les énergies, la situation correspondant à une interface plane et immobile. Par ailleurs, nous considérons que nous pouvons nous placer dans la limite des faibles profondeurs (&H < 1). Nous notons c la célérité des ondes de surface. 20. Exprimer l'énergie potentielle de pesanteur E, = E,(p,g,L,A,À) emmagasinée par l'onde, sur une étendue spatiale (selon (Ox)) égale à une longueur d'onde. Rappelons que la largeur de la cuve (égale à la longueur du flotteur) est notée L. 21. En déduire l'expression du flux (moyen) d'énergie potentielle D,, = D, (p,8,L,A,c) ([D,] = W) traversant une section verticale d'abscisse donnée. 22. Nous cherchons d'abord à relier l'amplitude À des ondes à l'amplitude B (B > 0) des oscillations du flotteur.
Nous considérons alors que le volume total des bosses (occupant chacune une 
demie longueur d'onde) des
ondes se formant de part et d'autre du flotteur est égal à celui balayé par le 
flotteur sur une demie période.
Dans cette démarche nous considérons que le flotteur oscille à amplitude 
constante sur l'échelle d'une période
(hypothèse jumelle de celle adjointe à l'équation (2)).

Exprimer, dans ces conditions, l'amplitude À en fonction de B, D et À.

23. En reliant la variation d'énergie par unité de temps du flotteur au flux ®, 
qu'il rayonne par le biais des ondes
de surface, établir que l'amplitude B de ses oscillations vérifie l'équation 
différentielle du premier ordre :

.. B
B+----0 @)
T
On explicitera la dépendance de la constante t avec le diamètre D, la célérité 
c et la longueur d'onde À.

24. Déduire du résultat précédent l'expression du facteur de qualité Q du 
système oscillant. On exprimera Q en
fonction de la célérité c des ondes, de la période T des oscillations et du 
diamètre D du cylindre.

25. Estimer la valeur de ce facteur de qualité. Analyser ce résultat.

2 Ondes internes.

La masse volumique de l'eau varie en fonction de la salinité, de la température 
et de la pression, ce qui conduit
généralement à une stratification verticale du milieu océanique. Nous 
considérons ici que la masse volumique po du
milieu, en situation d'équilibre, varie selon la relation :

Po(y) -- Po(0) --P (4)

SI

La grandeur P représente la masse volumique moyenne (selon la verticale) et la 
grandeur po(0) celle correspondant
au fond océanique (y -- 0). La longueur caractéristique £ est de l'ordre de 107 
m. Le plan (O,z,x) du référentiel
R(O, x, y, z) est placé au niveau du fond océanique (se reporter à la figure 
(4)). Enfin, nous négligerons toute cause de
dissipation de l'énergie mécanique.

Le traitement de la sous-partie suivante (questions (26), (27) et (28)) n'est 
pas indispensable à la suite de l'étude.

e Un cylindre homogène de centre de masse G, de diamètre D -- 2R, de longueur L 
-- D et de masse volumique pe
(de valeur a priori différente de celle prise en partie (1)) trouve son 
équilibre, entre deux eaux, à une altitude Y5. Nous
notons Y = Yo + u l'ordonnée de son centre de masse G, la variable w 
représentant l'écart à sa position d'équilibre.
Nous supposons que son axe reste en permanence parallèle à l'axe (Oz). Ce 
système est représenté sur la figure (4).

-- Page 4/7 --
110

115

< =. D | L <>
H [7 G Cylindre G

V

Cylindre Eau Py(Y) Eau Poly)

O ÿ X O Canal Z

D >
D D

FIGURE 4 -- Objet cylindrique (pe, D, L) immergé dans l'eau (po(y)). Ces 
figures ne sont pas à l'échelle. En particulier,
la largeur du canal n'est que très légèrement supérieure à L (l'écart est 
exagéré sur le schéma afin de le rendre visible).

26. Établir l'équation algébrique satisfaite par l'ordonnée Y, ainsi que 
l'équation différentielle vérifiée par la va-
riable u. On fera apparaître la pulsation propre Qo (Qo > 0) des oscillations 
du cylindre que l'on exprimera en
fonction des grandeurs £, /, p et pe. On considérera que l'action du fluide sur 
le cylindre est traduite simplement
par la poussée d'ARCHIMÈDE.

Il sera avantageux de noter que la masse volumique de l'eau varie de façon 
affine avec l'altitude y.
27. Dans le cas où Yo -- H/2, exprimer Q4 en fonction de g et L.
28. Calculer la valeur de la période T; associée à Go.

e Nous étudions maintenant la propagation des ondes internes dans le milieu 
océanique stratifié. Nous imaginons
que ces ondes sont excitées à la pulsation @, par exemple par les oscillations 
verticales imposées à l'objet cylindrique
immergé représenté figure (4). Dans la situation de référence, qui correspond à 
l'océan au repos, la vitesse du fluide est
uniformément nulle et sa masse volumique varie selon la relation (4). 
L'excitation entraîne des variations de vitesse
qui s'accompagnent de variations de la masse volumique et de la pression du 
fluide, par rapport à la situation de
référence. Nous notons les champs correspondants de vitesse, de masse volumique 
et de pression, réponses à cette
excitation, sous la forme :

OV(X, y,{) = Ôv,(x, y, 1) üx + Ov, (x, y,1) üy
P(x, 3,1) = po(y) + p(x;y1) (5)
P(x,3,1) = Po(y) + 6P(x, 7,1)

L'indice "0" se rapporte à la situation de référence. Nous recherchons chacune 
de ces variations sous la forme d'ondes
planes harmoniques que nous écrivons en représentation complexe :

OW = Ayexpli(of --Kk,x--k,;y)] (Ay ETC, HZ0,4 ER, k, EUR R) (6)
Enfin, nous considérons l'écoulement du fluide comme incompressible et parfait.

29. Représenter, sur un schéma, dans le cas où k, -- 2k, > 0, la direction de 
propagation # de l'onde. Faire ensuite
apparaître les longueurs d'onde X. et À, en précisant comment elles sont 
obtenues.

e Nous admettons que les fonctions variations ÔW sont solutions du système 
d'équations différentielles linéaires (au
premier ordre par rapport à chacune des fonctions ÔW) :

OÔv, Où,
+ Te --

() ox dy 0
po) ÀP 4 59, 0 0
, of dy D
3) _JÔv, ... 0ÔP
Pr x
_0ôv,  oùP
| (4) Pr 27 SP

-- Page 5/7 --
30.
31.

120

32.

33.

34.

125

35.

36.

37.

38.

Préciser ce que traduit chacune de ces équations.

Introduire, dans le système différentiel (7), les fonctions sous leur forme 
donnée par l'équation (6) afin d'établir
un système linéaire d'équations algébriques vérifié par les amplitudes 
complexes de ces fonctions.

Déduire de ce système d'équations la relation de dispersion liant @, k; et k,. 
Vérifier qu'elle peut s'écrire sous
la forme :

O7 (KE +K) = KE (8)
où © est une constante positive, propre au milieu stratifié, que l'on exprimera 
en fonction des grandeurs g et {.

Écrire cette relation de dispersion en faisant apparaître l'angle 6 que forme 
le vecteur d'onde k avec l'axe
horizontal (Ox).

Analyser cette relation de dispersion. On s'interrogera notamment sur la façon 
dont le vecteur d'onde k est lié
à la pulsation d'excitation @.

Exprimer, en faisant apparaître les composantes k, et k,, la vitesse de phase 
Vs de ces ondes. Rappelons que
cette vitesse est celle des plans de phase.

Exprimer, en faisant apparaître les composantes £; et K,, la vitesse de groupe 
V, de ces ondes. Nous admettrons
que chacune de ses composantes s'exprime de la même manière que dans le cas 
unidimensionnel, mais avec la
composante correspondante du vecteur d'onde.

Cette vitesse est celle de propagation de l'énergie. Elle définit une direction 
orientée qui est l'analogue de ce
que représente un rayon lumineux en optique.

Établir que les vitesses de phase et de groupe sont orthogonales. Établir que 
leurs composantes selon l'axe
(Ox) sont de même signe. En s'appuyant sur la première équation du système (7), 
montrer que la vitesse dv est
orthogonale au vecteur d'onde k.

Représenter, sur un schéma, la vitesse de groupe, la vitesse de phase ainsi que 
la direction de la vitesse 5v,
dans le cas où k,; -- 2k, > 0.

e La figure (5) représente une cartographie ! spatiale instantanée du champ 
d6p/dy, en régime établi. La valeur va
croissant depuis la couleur bleue (négatif intense) vers la couleur rouge 
(positif intense) en passant par le niveau zéro
510 en Jaune-vert. Dans cette expérience, le milieu est linéairement stratifié 
et tel que la longueur £ introduite dans la
présentation de la partie (2) est égale à 12 m. Ce milieu est excité 
harmoniquement à la pulsation ® par les oscillations
verticales imposées à un cylindre d'axe perpendiculaire au plan de la figure. 
Ce cylindre est situé au centre de la figure.

39.

145

40.
41.

150

Commenter cette cartographie. Le champ représenté peut-il être décrit par une 
unique onde plane (une argu-
mentation est attendue) ?

Estimer, à partir de la cartographie représentée figure (5), la valeur de la 
pulsation excitatrice @.

Les ondes internes peuvent interagir avec le relief sous-marin et subir des 
réflexions. Représenter, sur un schéma
(inspiré de la figure (6)), le vecteur d'onde et la vitesse de groupe 
(orientant l'équivalent du rayon lumineux)
d'une onde, avant puis après sa réflexion sur une paroi verticale. Le vecteur 
d'onde incident est tel que k, --
2k, > 0. Nous admettrons que l'onde réfléchie vérifie la relation de dispersion 
de l'onde incidente.

1. Pour réaliser cette cartographie on place une grille derrière la cuve et on 
photographie son image vue depuis le devant de la cuve, cylindre
et fluide étant au repos. On photographie ensuite à nouveau cette grille, à un 
instant donné, lorsque les oscillations sont établies. C'est à partir
de la comparaison de ces deux photographies que l'on accède au gradient de 
masse volumique, via le gradient d'indice optique qu'il induit.

-- Page 6/7 --

en
>

X

FIGURE 5 -- Cartographie spatiale instantanée du champ d0p/dy d'un milieu 
verticalement et linéairement stratifié
({ = 12 m), excité par les oscillations verticales (@) d'un cylindre (situé au 
centre de la figure). La valeur est codée
par la couleur allant du bleu (négatif extrême) au rouge (positif extrême).

y

0

J

À

Oc

éan

X

FIGURE 6 -- Relief sous-marin formant une falaise verticale.

42. Le vecteur d'onde incident est toujours tel que k,; -- 2k, > O0 mais le 
plan représentant la paroi sous-marine
a maintenant pour équation cartésienne y -- 2x = Cste. Représenter, sur un 
schéma inspiré de la figure (6)
et adapté à cette nouvelle situation, deux rayons voisins parallèles incidents 
puis réfléchis (rappelons encore
qu'un "rayon" est orienté par la vitesse de groupe). Analyser cette situation 
d'un point de vue énergétique.

155

-- Page 7/7 --

Extrait du corrigé obtenu par reconnaissance optique des caractères



X/ENS Physique B PC 2020 -- Corrigé
Ce corrigé est proposé par Amélie Gay (ENS Lyon) ; il a été relu par Gaëlle 
Dumas
(professeur agrégé) et Julien Dumont (professeur en CPGE).

Ce problème présente deux types d'ondes de gravité : les ondes de surface et les
ondes internes. Les deux parties de ce problème sont indépendantes.
· La première partie s'intéresse aux ondes de surface créées par l'oscillation 
d'un
cylindre. La mise en équation du mouvement de celui-ci s'effectue d'abord
en supposant qu'il n'y a pas de pertes. Ensuite, l'exploitation d'un document
montre un amortissement des oscillations dont la compréhension constitue la
suite de cette partie.
· La seconde partie porte sur les ondes internes créées également par 
l'oscillation
d'un cylindre. De nouveau, cette partie commence par la mise en équations du
mouvement. Puis, les équations du mouvement du fluide données par l'énoncé
sont exploitées pour trouver la relation de dispersion des ondes ainsi que les
propriétés des vitesses de phase et de groupe. Enfin, une analogie avec 
l'optique
est proposée pour étudier la réflexion de telles ondes sur une surface.
Ce sujet est de difficulté inégale. Des questions simples sont disséminées au 
cours
des deux parties, notamment parce que certaines questions peuvent être traitées 
par
bloc. Globalement, ce sujet balaie la mécanique des fluides et un peu de 
mécanique du
solide. Il constitue un bon socle de révision et d'approfondissement en ce qui 
concerne
les ondes et leurs propriétés. Il est aussi un bon entraînement à 
l'exploitation de
documents ainsi qu'aux calculs sans calculatrice, grâce à des applications 
numériques
difficiles.

Indications
Partie I
2 Il faut exploiter les forces en jeu pour l'oscillation du cylindre.
3 Il est judicieux de réfléchir avec un schéma, notamment pour trouver le signe 
de
Vim par rapport à u et décomposer les volumes en volumes simples à calculer.
6 Pour le facteur de qualité, il faut mesurer de manière approximative le temps
caractéristique de décroissance de l'enveloppe exponentielle de l'onde.
8 Les grandeurs caractéristiques de l'onde sont issues de l'oscillation du 
cylindre.
9 La force de traînée est, par définition, reliée au coefficient de traînée et 
s'oppose
au mouvement du cylindre.
12 Pour interpréter la chronophotographie, on se placer à un instant donné, 
suivant
une ligne horizontale, puis à une position donnée, suivant une ligne verticale.
13 La fréquence f 0exp s'obtient en mesurant la période suivant une ligne 
horizontale.
16 Le comportement limite est pour k H  1 et l'asymptotique pour k H  1.
17 Un milieu non dispersif est un milieu dont la vitesse de phase est 
indépendante
de la longueur d'onde.
18 La vitesse de phase est la vitesse du front d'onde.
20 Pour obtenir l'énergie potentielle de pesanteur emmagasinée sur une longueur
d'onde, il faut intégrer l'énergie élémentaire emmagasinée sur une longueur dx.
22 Le volume déplacé par le cylindre correspond à 2 |Vim |. Le volume des bosses
se calcule en considérant deux ondes, l'une se propageant vers la droite et 
l'autre
vers la gauche.
23 Le cylindre perd de l'énergie potentielle de pesanteur au cours du temps car 
il la
transmet au fluide par l'intermédiaire du flux p , sans autre perte d'énergie.
Partie II
26 Le calcul de la poussée d'Archimède s'effectue en décomposant l'ordonnée y 
suivant y = Y + r sin , avec r et  les coordonnées du repère polaire (G, r, , 
z).
27 La grandeur  est la moyenne de la masse volumique suivant la verticale.
29 Représenter les fronts d'onde d'amplitude nulle pour faire apparaître x et y 
.
33 La relation trouvée doit faire apparaître cos .

-

-
-
35 La vitesse de phase est donnée par V = (/k 2 ) k , avec k la norme de k .
36 La vitesse de groupe est définie par
-

 -
 -

Vg =
u
u
x+
y
kx
ky
38 Il faut exploiter toutes les propriétés de la question 37.
39 Il faut regarder comment évoluent les fronts d'onde définis pour une 
amplitude
de l'onde constante.
40 Pour obtenir , on utilise la relation de dispersion de la question 32 en 
mesurant
sur la cartographie x la période spatiale de l'onde le long d'une ligne 
horizontale
et y le long d'une ligne verticale.
41 Comme le problème est supposé linéaire, la pulsation  est conservée. De 
plus, la
relation de dispersion s'applique au vecteur d'onde réfléchi.
42 Comme à la question précédente, seul l'angle avec l'horizontale est imposé, 
peu
importe l'inclinaison de la paroi.

I. Ondes de surface
1 Appliquons le principe fondamental de la dynamique au cylindre à l'équilibre
dans le référentiel R supposé galiléen, où V c est le volume total du cylindre 
et V im,éq
celui du cylindre immergé à l'équilibre.

-
-
-
0 = c V c 
g -  V im,éq 
g
L'action de l'air sur le cylindre est négligée par rapport à celle de l'eau 
étant
donné que la masse volumique de l'air, a = 1,2 kg.m-3 , est bien plus faible
que celle de l'eau,  = 1 · 103 kg.m-3 .
Comme on veut que V im,éq = V c /2, il vient que
c =

1 · 103

=
' 5 · 102 kg.m-3
2
2

2 Tous les phénomènes dissipant de l'énergie mécanique, comme les effets 
visqueux
et l'influence du fond du canal sur l'écoulement sont négligeables. 
L'oscillation verticale du cylindre est alors due à une compétition entre son 
poids et les forces de
pression appliquées par les fluides. Bien que ces dernières soient influencées 
par la
dynamique du cylindre, l'énoncé indique qu'elles sont assimilables à la poussée 
d'Archimède. De plus, comme à la question 1, les forces de pression dues à 
l'air sont
négligeables par rapport à celles dues à l'eau.
Par conséquent, les grandeurs caractéristiques de cette compétition sont 
l'accélération de la gravité g, les masses volumiques du cylindre c et de l'eau 
 ainsi que la
variation du volume immergé. La longueur permettant de caractériser le mouvement
vertical - et donc la variation du volume immergé - est le diamètre du cylindre 
D,
puisque la longueur L du cylindre est une longueur caractéristique horizontale.
La pulsation 0 dépend donc potentiellement des 4 grandeurs physiques que sont
g, c ,  et D. Ainsi, 0 2 peut s'écrire
0 2 = g  D c  
où , ,  et  sont quatre nombres réels. L'analyse dimensionnelle montre alors que
=1

 = -1
0 2 

soit

g
D

 = -
c

Notons que d'après la question 1, le rapport c / est fixé tel que c / = 1/2.
3 Prenons le cas où u > 0, ce qui n'enlève rien à la généralité de la formule 
que l'on
va trouver. D'après le schéma ci-dessous, la valeur absolue de Vim est la somme 
des
volumes qui ont respectivement pour base
· le secteur TGU : on note ce volume VTGU ;
· le triangle isocèle UGV (VUGV ) ;
· le secteur VGW (VVGW ).
Par symétrie par rapport au plan vertical passant par G, VVGW = VTGU . 
Finalement,
|Vim | = 2 VTGU + VUGV

Publié dans les Annales des Concours

y

u>0

u=0

T
G

Y0

u<0 R G u W U V u G Vim 0 Au premier ordre en |u| /R avec |u|  R, on peut approcher le volume VUGV : q 2 VUGV = L |u| R2 + |u|  L |u| R Poursuivons avec le calcul de VTGU au premier ordre en |u| /R. Étant donné que l'aire du secteur TGU représente une fraction /2 de l'aire totale  R2 de la base [ on a du cylindre, avec  = TGU, |u| |u| VTGU = L  R2 et = Arctan 2 R R L |u| R 2 En combinant les expressions des volumes VUGV et VTGU , on obtient VTGU soit |Vim | ' 2 L R |u| Or, d'après le schéma ci-dessus, on constate que la variation algébrique du volume immergé par rapport à l'équilibre Vim est de signe opposé par rapport à l'écart à l'équilibre u = Y - Y0 . Ainsi, Vim ' -2 L R u Cette expression s'interprète simplement en disant que comme u/R est très petit devant 1, |Vim | est assimilable au parallélépipède rectangle de longueur L et de base de côtés 2 R et |u|. 4 Appliquons le principe fondamental de la dynamique au cylindre oscillant de masse c V c dans le référentiel R supposé galiléen, d2 Y - = V - - u y c c g -  V im g dt2 Soustrayons à cette équation celle caractérisant la position à l'équilibre Y0 de la question 1 : c V c d2 (Y - Y0 ) - = - (V - V - u y im im,éq ) g dt2 Vim d2 u = g Soit dt2 c V c En combinant l'expression de Vim de la question 3, la valeur du rapport /c = 2 de la question 1 et la relation V c =  R2 L, on obtient c V c d2 u + 0 2 u = 0 avec dt2 0 2 = 8g D