SESSION 2026
PC7MO
ÉPREUVE MUTUALISÉE AVEC E3A-POLYTECH
ÉPREUVE SPÉCIFIQUE - FILIÈRE PC
____________________
MODÉLISATION DE SYSTÈMES PHYSIQUES OU CHIMIQUES
Durée : 4 heures
____________________
N.B. : le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la
précision et à la concision de la rédaction.
Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur
d'énoncé, il le signalera sur sa copie
et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives
qu'il a été amené à prendre.
RAPPEL DES CONSIGNES
·
·
·
Utiliser uniquement un stylo noir ou bleu foncé non effaçable pour la rédaction
de votre composition ; d'autres
couleurs, excepté le vert, bleu clair ou turquoise, peuvent être utilisées,
mais exclusivement pour les schémas
et la mise en évidence des résultats.
Ne pas utiliser de correcteur.
Écrire le mot FIN à la fin de votre composition.
________________________________________________________________________________
Les calculatrices sont interdites.
Le sujet est composé de deux parties indépendantes et d'une annexe.
Sujet : page 2 à page 13
Annexe : page 14 à page 16
1 / 16
Étude d'un spectrophotomètre infrarouge
La
spectroscopie
infrarouge
est
une
spectroscopie moléculaire d'absorption dans
laquelle la substance étudiée est exposée à un
rayonnement
électromagnétique.
Certaines
radiations sont absorbées par la molécule et leur
examen permet d'en déduire des informations
sur la structure de la molécule.
La première partie de ce sujet aborde
l'absorption vibrationnelle sous divers modèles.
Le principe d'un spectrophotomètre (figure 1) est
étudié dans la seconde partie.
Figure 1 - Spectrophotomètre infrarouge
Partie I - Absorption vibrationnelle
I.1 - Modèle classique de la vibration d'une molécule diatomique
Dans le modèle classique d'une molécule diatomique, on assimile les deux atomes
et unis par
une liaison covalente à deux masses ponctuelles et . On suppose que la
molécule est isolée
et que les noyaux vibrent selon l'axe . L'énergie potentielle de ce système est
notée (), où
est la distance internucléaire ( = - , où et sont les positions de et de
dans un
référentiel d'étude supposé galiléen) (figure 2).
Figure 2 - Molécule diatomique
Dans cette sous-partie, le mouvement des atomes sera traité dans le cadre de la
mécanique
newtonienne.
I.1.1 - Potentiel de Morse
L'énergie potentielle d'interaction peut être modélisée par le potentiel de
Morse (figure 3) :
2
() = (1 - -(- ) )
où , et sont des constantes positives appelées constantes de Morse.
Q1. Préciser les unités de , et de dans le Système International. Justifier.
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Q2. En utilisant la courbe de la figure 3, indiquer si le système possède une
position d'équilibre. Si
oui, laquelle ? Indiquer si cet équilibre est stable. Justifier votre résultat
à l'aide d'une phrase, sans
calcul.
Figure 3 - Énergie potentielle d'une
molécule diatomique en fonction de
la distance entre les noyaux
Q3. Dessiner la courbe () sur la copie et y indiquer la constante en
justifiant la réponse.
Préciser si le système se trouve dans un état lié ou un état libre lorsque son
énergie mécanique
est supérieure à , puis lorsqu'elle est inférieure à .
I.1.2 - Modèle élastique
On se place dans l'approximation harmonique, c'est-à-dire que l'on ne considère
que des petites
variations de autour de .
Q4. Dans cette approximation, en effectuant un développement limité à l'ordre
deux (rappelé en
annexe) de () autour de , donner une expression approchée de ().
Q5. En déduire que, dans cette approximation, l'énergie potentielle prend la
forme d'une énergie
potentielle élastique () =
1
2
( - )² où est appelée constante de force dont on donnera
l'expression en fonction des constantes de Morse. Quel est le signe de ?
À proximité de leur position d'équilibre, le modèle précédent montre que l'on
peut considérer que
les noyaux sont liés entre eux par un ressort qui aurait une raideur .
Q6. On considère comme système l'atome repéré par l'abscisse . En appliquant
la deuxième
loi de Newton, établir la relation entre , , , et (relation 1).
Q7. On considère comme système l'atome repéré par l'abscisse . En appliquant
la deuxième
loi de Newton, établir la relation entre , , , et (relation 2).
Q8. En combinant les relations (1) et (2), montrer que la variable vérifie
l'équation différentielle :
+ = où est la masse réduite du système .
Exprimer en fonction de et de .
Q9. Exprimer la fréquence 0 des petites oscillations de la molécule en
fonction de et de .
Lorsque cette molécule est soumise à l'action d'une onde électromagnétique de
fréquence = 0,
on observe que la molécule entre en résonance et absorbe l'onde.
Q10. En spectroscopie, on préfère introduire le nombre d'onde 0 =
1
0
où 0 est la longueur
d'onde dans le vide d'une onde électromagnétique de fréquence 0. Exprimer 0 en
fonction de 0
et de , la célérité de la lumière dans le vide, puis en fonction de , et de
(loi de Hooke).
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I.1.3 - Validité de la loi de Hooke sur la multiplicité de la liaison
La loi de Hooke associe une liaison simple entre deux atomes à un ressort de
raideur et de
longueur à vide .
Une liaison double entre deux atomes est alors modélisée par deux ressorts
identiques, de même
raideur et de longueur à vide , placés en parallèle (figure 4).
Une liaison triple entre deux atomes est modélisée par trois ressorts
identiques, de même raideur
et de longueur à vide , placés en parallèle.
Figure 4 - Masse reliée à deux
ressorts identiques, placés en
parallèle et fixés à l'autre
extrémité
Q11. Considérons un solide assimilé à un point matériel de masse et relié à un
support fixe par
deux ressorts identiques de constante de raideur et de longueur à vide ,
placés en parallèle et
dont l'autre extrémité est fixe (figure 4).
Établir, en fonction de , l'expression de la constante de raideur du ressort
unique équivalent.
Q12. Sans démonstration, exprimer alors, en fonction de la constante , la
constante de raideur du
ressort unique équivalent à trois ressorts en parallèle.
Q13. En déduire, dans le cadre de ce modèle, le nombre d'onde 0 de l'onde en
fonction de , et
de lorsque l'onde est :
a) absorbée par une double liaison,
b) absorbée par une triple liaison.
Conclure.
Q14. En s'aidant des résultats de la question Q13 et en justifiant la réponse,
attribuer les trois
valeurs de nombre d'onde suivantes 1 650 cm-1, 1 300 cm-1 et 2 200 cm-1 aux
trois liaisons
suivantes :
I.2 - Le modèle quantique
Même s'il permet d'expliquer approximativement les valeurs des fréquences
d'absorption, le
modèle classique ne permet pas de décrire le comportement discret de la
vibration d'une liaison
soumise à une onde électromagnétique, c'est pourquoi une étude quantique plus
pertinente est
présentée.
D'après la mécanique quantique, l'énergie vibrationnelle est discrète et est
donnée par la
1
relation = 0 ( + 2) où est un nombre entier positif ou nul appelé nombre
quantique
vibrationnel, =
2
la constante de Planck réduite et 0 la pulsation d'absorption.
On considère un problème unidimensionnel dans lequel une particule de masse
est placée dans
un potentiel :
1
1
() = 2 = 0 ² 2 .
2
2
4 / 16
On rappelle l'équation de Schrödinger :
(, )
2 2 (, )
=-
+ ()(, ).
2 2
On s'intéresse à des états stationnaires de la forme :
(, ) = () - .
Q15. Montrer que la fonction d'onde spatiale () vérifie l'équation
différentielle :
2 ()
+ 2 (2 - 0 ² 2 )() = 0.
²
Résolution numérique de l'équation
On cherche à résoudre numériquement l'équation de la question Q15.
On définit une valeur déterminée par l'intersection du potentiel avec le
niveau d'énergie
correspondant à = 5 (figure 5).
()
5
Figure 5 - Représentation
graphique de déterminée par
l'intersection de () avec 5
4
3
2
-
1
On discrétise l'intervalle [-, ] représentant les valeurs de accessibles à la
particule en
= 10 000 points régulièrement espacés d'un pas spatial . On souhaite
déterminer () en
chacun de ces points.
Q16. À l'aide d'un développement limité à l'ordre deux (rappelé en annexe),
exprimer
( + ) d'une part et ( - ) d'autre part au second ordre par rapport à .
Q17. En déduire une expression de
2 ()
2
en fonction de , (), ( - ) et de ( + ).
On note , [0, [, les abscisses des points discrétisés.
On pose et les valeurs de la fonction d'onde spatiale et du potentiel à
l'abscisse .
Q18. En reformulant le résultat de la question Q17, écrire une relation entre
+1 , -1 , ,
et .
5 / 16
2 ()
²
Q19. À partir des questions Q15 et Q18, montrer que :
+1 = (2 +
1
20 2 1
2
-
(
+
))) - -1 .
(
0
2
2
2
Le programme 1 permet de déterminer les valeurs de la fonction d'onde spatiale
aux points de
discrétisation pour des nombres quantiques de vibration .
import numpy as np
import matplotlib.pyplot as plt
#données du problème
hbar=1.05e-34
mu=1e-28
omega0=1e14
N=10000
#discrétisation de l'axe x
[instruction 1.1]
[instruction 1.2]
[instruction 1.3]
Programme 1 - Résolution
numérique de l'équation de
Schrödinger
def fonction_onde():
#calcul de la fonction d'onde pour chaque valeur de x
[instructions 2]
#normalisation de la fonction d'onde
[instruction 3.1]
[instruction 3.2]
return phi
#tracé des courbes
[instructions 4]
Dans les questions suivantes, on cherchera à compléter les instructions
manquantes.
Q20. Donner l'instruction 1.1 qui permet de calculer .
Q21. Écrire l'instruction 1.2 qui crée un tableau unidimensionnel (ou vecteur)
appelé
contenant les positions discrètes accessibles à la particule dans l'intervalle
[-, ].
Q22. Écrire l'instruction 1.3 qui calcule le pas d'espace à partir du vecteur
défini en Q21.
On définit une fonction appelée fonction_onde qui prend pour argument d'entrée
la valeur du
nombre quantique et retourne un tableau unidimensionnel phi contenant les
valeurs de la
fonction d'onde spatiale normalisée pour chaque valeur du tableau .
On choisit comme condition aux limites ( = 0 ) = 0 . Comme la valeur de en =
1 est
inconnue, on fait le choix arbitraire de prendre ( = 1 ) = 1.
Q23. Compléter les instructions 2 qui créent le tableau phi, le remplissent à
0, puis le
remplissent par les valeurs de la fonction d'onde spatiale pour chaque valeur
de .
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La fonction d'onde spatiale doit être normalisée pour exprimer que la
probabilité de trouver une
particule dans l'espace qui lui est accessible est égale à 1. Pour normaliser
la fonction d'onde, on
calcule l'intégrale - ()2 , puis on divise chaque élément du tableau phi par la
racine carrée
de cette intégrale.
Rappel sur la méthode des rectangles à gauche (figure 6) :
On cherche à calculer de manière approchée l'intégrale = () d'une fonction
[ ; ] continue.
La méthode des rectangles à gauche consiste à découper l'intervalle [ ; ] en
intervalles
élémentaires [ ; +1 ], puis sur chacun de ces intervalles, on remplace () sur
le segment
[ ; +1 ] par ( ). L'intégrale +1 () est alors approchée par (+1 - )( ).
()
Figure 6 - Méthode des
rectangles à gauche
( )
()
+1
Q24. Compléter l'instruction 3.1 qui calcule - ()² par la méthode des
rectangles à gauche
et l'appelle norm. On pourra le faire en une seule ligne (en utilisant
l'annexe) ou en plusieurs lignes
de code.
Q25. Compléter l'instruction 3.2 qui divise chaque élément du tableau phi par
la racine carrée
de cette intégrale.
Q26. Compléter les instructions 4 qui permettent d'afficher les courbes
d'évolution de la fonction
d'onde spatiale normalisée selon la variable pour {0; 1; 2} sur un seul
graphique comme
représenté sur la figure 7.
Figure 7 - Évolution de la fonction
d'onde spatiale normalisée pour
= 0, 1 et 2
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I.3 - Le modèle ondulatoire : absorption d'une onde électromagnétique par une
solution chimique
Une source de lumière émet une lumière incidente monochromatique de longueur
d'onde qui
traverse une cuve de longueur contenant la solution chimique. On étudie
l'interaction entre la
lumière et ce milieu.
Ce milieu occupe la région de l'espace 0 . L'espace est rapporté à une base
orthonormée
,
,
).
directe (
On note 0 la splitéabilité magnétique du vide.
Une onde plane, progressive, harmonique, de pulsation et de longueur d'onde =
6 000 nm se
propage dans l'air (assimilé au vide) dans la direction des croissants.
Cette onde arrive sous incidence normale en = 0 sur une cuve d'épaisseur
contenant une
solution chimique. L'influence des parois de la cuve et les réflexions aux
différentes interfaces
seront négligées.
On admet que les équations de Maxwell dans la solution chimique s'écrivent en
notation complexe :
) = 0 avec = - et > 0,
rot( ) = -
div = 0
rot(
div = 0
étant la permittivité diélectrique complexe du milieu et le nombre imaginaire
tel que 2 = -1.
On cherche des solutions complexes des équations de Maxwell de la forme :
= 0 e(-)
, a priori complexe.
Q27. Déterminer l'équation de propagation vérifiée par le champ électrique .
Q28. Établir la relation de dispersion de ce milieu. On exprimera pour cela 2
en fonction de , 0 ,
et de .
On suppose 0 < . Q29. En déduire une expression approchée de . On mettra sous la forme = - " (avec et " réels et " > 0). Exprimer et " en fonction de , 0 , et de .
Q30. Écrire le champ électrique sous forme réelle (, ). Pour simplifier
l'expression, on écrira
(, ) en fonction de et de " et non pas en fonction de , 0 , et de . Le
milieu est-il
absorbant ? Justifier.
Q31. Exprimer la vitesse de phase . Le milieu est-il dispersif ? Justifier.
(, ) de l'onde dans
Q32. Déterminer, en notation complexe, l'expression du champ magnétique
(, ) en fonction de et de " pour simplifier son expression.
le milieu. On écrira
(, ),
(, ) étant le vecteur de
Q33. On définit l'intensité lumineuse de l'onde comme =
Poynting dont la valeur moyenne est donnée en annexe. Montrer que se met sous
la forme :
= 0 exp (- ).
Exprimer 0 en fonction de , , 0 et de 0 et en fonction de ".
1
où est une constante et 0 la concentration de la substance absorbante.
0
Que vaut l'intensité lumineuse juste en sortie de la cuve ?
Q34. On pose =
8 / 16
Q35. Exprimer l'absorbance définie par = log
de , 0 et de .
0
et la transmittance définie par =
0
en fonction
Q36. On pose = ln (10) où est le coefficient d'extinction molaire. En déduire
l'expression
de l'absorbance en fonction de , 0 et de . Quel est le nom de la relation
vérifiée par
l'absorbance ?
Partie II - Principe de fonctionnement d'un spectrophotomètre
infrarouge
Une source infrarouge émet un faisceau polychromatique.
Ce faisceau est ensuite dirigé vers un monochromateur à réseau qui sélectionne
une bande étroite
de longueur d'onde afin d'en mesurer l'intensité lumineuse.
II.1 - Étude de la source infrarouge
La source infrarouge est une tige composée d'un alliage nickel-chrome.
Traversée par un courant
électrique, cette tige s'échauffe par effet Joule et émet un rayonnement
infrarouge.
II.1.1 - Étude cristalline de la source infrarouge
Q37. Le numéro atomique de l'élément nickel vaut = 28. Donner sa configuration
électronique et
indiquer la place de cet élément chimique dans la classification périodique
(numéro de la ligne et
de la colonne).
Dans un alliage nickel-chrome, les atomes cristallisent dans une structure
cubique à faces
centrées. Dans chaque maille, les atomes de nickel occupent tous les sommets et
le centre de
quatre faces tandis que les atomes de chrome occupent le centre des deux autres
faces opposées.
Q38. Combien y a-t-il d'atomes de chrome et de nickel par maille ?
Q39. Exprimer littéralement le paramètre de maille de l'alliage en fonction de
la masse
volumique de l'alliage nickel-chrome µ(NiCr) et des masses molaires du nickel
(Ni) et du chrome
(Cr). Le calcul conduit à la valeur numérique = 350 pm.
Q40. En déduire la valeur numérique de la distance moyenne entre deux atomes
voisins de
l'alliage, dans un modèle où il serait formé d'atomes identiques. On pourra
utiliser l'aide aux
calculs donnée en annexe.
II.1.2 - Évaluation de la température ambiante autour de la source infrarouge
La source infrarouge est une tige cylindrique, de longueur , de rayon et de
conductivité
électrique .
Cette tige traversée par un courant électrique d'intensité s'échauffe par
effet Joule jusqu'à ce que
sa température de surface atteigne 1 000 K.
Elle échange de la chaleur par rayonnement thermique et par conducto-convection
avec le gaz
environnant dont on cherche à déterminer la température lorsque l'équilibre
thermique est
atteint.
.
La résistance électrique de la tige vaut =
²
9 / 16
Rappelons les deux lois suivantes :
Loi de Stefan : la puissance surfacique rayonnée par un corps noir dont la
température de
surface est s'écrit = 4 où est la constante de Stefan qui vaut 5,67·10-8
W·K-4·m-2.
Loi de Newton : la puissance thermique échangée entre un solide de surface , à
la température
et un fluide à la température s'écrit |( - )| où est une constante appelée
constante de
conducto-convection.
On donne = 1 W·m-2·K-1.
On se place en régime permanent.
Q41. Écrire l'expression de la puissance électrique é reçue par la tige en
fonction de , , et
de .
La tige et le gaz environnant sont considérés comme des corps noirs.
Q42. Exprimer la puissance thermique échangée par rayonnement thermique entre
la tige et
le gaz environnant en fonction de la constante de Stefan , , , et de .
Q43. Exprimer la puissance thermique échangée par conducto-convection entre la
tige et le
gaz environnant en fonction de la constante de conducto-convection , , , et de
.
Q44. Effectuer un bilan énergétique de la tige et montrer que vérifie
l'équation suivante :
4 + = 4 + -
2
.
2 2 3
II.1.3 - Détermination de la température par dichotomie
Principe de la méthode (figure 8) :
Soient deux valeurs et et une fonction : () strictement monotone et
continue sur
l'intervalle [, ].
On suppose que () et () sont de signes opposés. Dans ces conditions, l'équation
() = 0
admet une solution unique.
L'objectif est de déterminer la solution de l'équation () = 0 avec une
précision .
Pour trouver la solution, on divise l'intervalle en deux parties égales avec
comme milieu =
+ .
2
Si () et () sont de même signe, la solution se trouve alors dans l'intervalle
[, ], sinon elle se
trouve dans l'intervalle [, ].
On réitère alors la recherche dans l'intervalle où la fonction change de signe
jusqu'à obtenir la
précision voulue.
f(x)
f(c)
b
f(m)
f(b)
Figure 8 - Méthode de
dichotomie
m
c
x
10 / 16
Le programme 2 permet de déterminer la valeur de par dichotomie.
#données du problème
H=1
sigma=5.67e-8
Ts=1000
i=25
a=1e-3
gamma=1e7
Programme 2 Recherche par
dichotomie de la
température du gaz
environnant la tige
métallique
#définition de la fonction considérée
def f(x):
[instruction 4]
#recherche de la valeur de Ta par dichotomie
[instructions 5]
#résultat
print(f "La température Ta vaut : {Dichotomie(f,298,1000,1):.0f} K ")
Q45. Compléter l'instruction 4 qui définit la fonction considérée.
Q46. Compléter les instructions 5 qui définissent une fonction appelée
dichotomie comprenant
les arguments , , et et qui permet de déterminer la solution de l'équation ()
= 0 avec une
précision .
Q47. L'instruction finale :
print(f "La température Ta vaut : {Dichotomie(f,298,1000,1):.0f} K ")
renvoie le résultat : La température Ta vaut : 986 K. Commenter cette valeur.
II.2 - Monochromateur à réseau
Un spectromètre contient un réseau qui joue le rôle
de monochromateur. Un monochromateur est un
dispositif optique qui permet d'obtenir une onde
lumineuse quasi monochromatique à partir d'une
source polychromatique.
Le réseau à transmission considéré a = 50 traits
par millimètre et = 1 000 traits au total.
Il est éclairé sous incidence nulle par un faisceau
parallèle de lumière polychromatique.
réseau
lentille
écran
'
Figure 9 - Schéma d'un monochromateur
Une lentille convergente mince, de distance focale ' = 20 cm, a son axe optique
perpendiculaire
au réseau et est placée à la distance focale de l'écran (figure 9).
Q48. Établir l'expression de la différence de marche en un point de l'écran
d'ordonnée entre
deux rayons de même longueur d'onde 0 et diffractés parallèlement sous un angle
par deux
1
fentes consécutives séparées d'une distance = . En déduire que le déphasage
entre ces
2 .
deux rayons, dans les conditions de Gauss, s'écrit =
0
.
11 / 16
Le déphasage entre deux rayons consécutifs et de même longueur d'onde étant
égal à , les
amplitudes complexes des vibrations lumineuses diffractées successives ont pour
expressions (du
trait 1 au trait ) en un point de l'écran :
0 ; 0 exp (-) ; 0 exp (-2) ; ... ; 0 exp(-( - 1)).
L'amplitude complexe totale diffractée au point est la somme de chaque
amplitude complexe :
= 0 (1 + exp(-) + exp(-2) + + exp(-( - 1))).
L'intensité lumineuse résultant de la superposition de ces vibrations
lumineuses au point est
obtenue en multipliant l'amplitude complexe par son complexe conjugué :
= · .
On désigne par 0 = 20 l'intensité lumineuse émise par chacune des fentes.
.
Le tracé de la variation de =
pour une longueur d'onde fixée en fonction de l'abscisse
0
0 0
est donné sur les figures 10 et 11. Ces tracés montrent que l'intensité
lumineuse est concentrée
principalement sur certaines valeurs de et est nulle partout ailleurs.
1000000
800000
600000
I/I
0
400000
200000
0
Figure 10 - Répartition de l'intensité pour
des interférences à = 1 000 ondes en
fonction de
Figure 11 - Répartition de l'intensité
lumineuse en fonction de sur l'écran
L'écran présente une fente fine centrée en 0 et de largeur (figure 12). La
source
polychromatique émet un rayonnement infrarouge dont les longueurs d'onde sont
comprises entre
2·10-6 m et 6·10-6 m. Cette fente ne laisse passer qu'une bande étroite des
longueurs d'onde
émises par la source.
0
_
0
12 / 16
Figure 12 - Filtrage spectral
à l'aide d'une fente
Le programme 3 détermine la résolution du monochromateur, c'est-à-dire
l'ensemble des
longueurs d'onde transmises par la fente.
n=50_000
f=0.2
N=1000
# nombre de traits par mètre
# distance focale de la seconde lentille
# nombre total de traits
# Définition de la fonction phi
instruction 6
# Définition de la fonction intensite
def intensite(x,lamda) :
instructions 7
Programme 3 Recherche de la
résolution du
monochromateur
def resolution(x0,b):
instructions 8.1
instructions 8.2
instruction 8.3
instructions 8.4
instruction 8.5
Q49. Compléter l'instruction 6 qui définit une fonction appelée phi qui utilise
deux paramètres
et notés x et lamda et qui retourne le déphasage exprimé à la question Q48.
Q50. Compléter les instructions 7 qui définissent une fonction appelée
intensite qui utilise les
mêmes paramètres précédents x et lamda, qui font appel à la fonction phi
définie à la Q49 et
retournent l'expression de l'intensité lumineuse . Pour cela, on utilisera les
commandes qui sont
données en annexe.
La fonction resolution utilisant deux arguments 0 l'abscisse centrale de la
fente nommée x0 et
sa largeur nommée b, permet d'obtenir l'ensemble des longueurs d'onde
transmises par la fente.
Q51. Compléter les instructions 8.1 qui déterminent les valeurs limites et de
l'abscisse fixées par l'ouverture de la fente, valeurs limites que l'on notera
x_min et x_max.
Q52. Compléter les instructions 8.2 qui définissent deux listes contenant 1 000
éléments
chacune. La première liste nommée X_list contient les valeurs de x comprises
entre x_min et
x_max. La seconde liste nommée Lambda_list contient les longueurs émises par la
source
comprises entre 2·10-6 m et 6·10-6 m.
On considère qu'une vibration lumineuse est transmise par la fente si son
intensité est supérieure
à une intensité seuil égale à 0,1 fois l'intensité maximale et si son abscisse
est comprise entre
et .
Q53. Compléter l'instruction 8.3 qui définit l'intensité seuil appelée I_seuil.
Q54. Compléter les instructions 8.4 qui initialisent une liste vide nommée
longueur_onde, puis
qui, pour chaque élément lamda de la liste Lambda_list et pour chaque élément x
de la liste
X_list, compare son intensité à I_seuil et finalement remplissent la liste
longueur_onde de
l'élément lamda si l'intensité est supérieure à I_seuil.
Q55. Compléter l'instruction 8.5 qui retourne , l'écart entre la plus grande
longueur d'onde
transmise par la fente et la plus petite.
Q56. Pour 0 = 3 cm et = 0,1 mm, on obtient = 1,2·10-8 m. Commenter.
13 / 16
ANNEXE
Quelques commandes utiles en langage Python
A - Bibliothèque NUMPY de Python (gestion des tableaux, matrices, vecteurs)
B - Bibliothèque MATPLOTLIB.PYPLOT de Python (gestion des graphes)
A - Bibliothèque NUMPY de Python (gestion des tableaux,
matrices, vecteurs)
np.sqrt(x)
Description : renvoie la racine carrée non négative d'un tableau, élément par
élément.
Argument d'entrée : un tableau dont on cherche la racine carrée de chaque
élément.
Argument de sortie : un tableau de même forme que x contenant la racine carrée
de chaque
élément de x.
Exemple :
Commande
np.sqrt([1,4,9])
np.sqrt(2)
Résultat
[ 1. 2. 3.]
1.4142135623730951
np.linspace(start,stop,N_points)
Description : renvoie des nombres uniformément espacés sur un intervalle
spécifié.
Arguments d'entrée : start : la valeur de départ de la séquence.
stop : la valeur de fin de la séquence.
N_points : Nombre d'échantillons à générer.
Argument de sortie : un tableau unidimensionnel de N_points éléments
régulièrement
espacés entre start et stop.
Exemple :
Commande
Résultat
np.linspace(1,5,5)
[1. 2. 3. 4. 5.]
np.zeros(n)
Description : fonction créant un tableau unidimensionnel de longueur n dont
tous les
éléments sont nuls.
Argument d'entrée : un entier correspondant à la longueur du tableau
unidimensionnel à
créer.
Argument de sortie : un tableau unidimensionnel d'éléments de type flottant et
égaux à 0.
Exemple :
Commande
Résultat
np.zeros(4)
[0.
14 / 16
0.
0.
0.]
np.sum(a)
Description : somme de tous les éléments de a.
Argument d'entrée : a, une liste de valeurs numériques.
Argument de sortie : somme des valeurs numériques de la liste a.
Exemple
a=[1,2,3]
Commande
Résultat
np.sum(a)
6
a.conjugate()
Description : renvoie le conjugué complexe de a, élément par élément.
Argument d'entrée : a, un tableau de type array.
Argument de sortie : un tableau dont les éléments sont les conjugués complexes
de a.
Exemple
a=np.array([ 1j,
2+3j])
Commande
Résultat
a.conjugate()
[ -1.j,
2.-3.j]
max(), min()
Description : renvoie la plus grande (la plus petite) valeur d'un ensemble de
données.
Argument d'entrée : a, une liste.
Argument de sortie : la plus grande (la plus petite) valeur de a.
Exemple
a=[1, 9.2, 6, 3.3]
Commande
Résultat
max(a)
9.2
15 / 16
B - Bibliothèque MATPLOTLIB.PYPLOT de Python (gestion des
graphes)
Cette bibliothèque permet de tracer des graphiques. Dans les exemples
ci-dessous, la
bibliothèque matplotlib.pyplot a préalablement été importée à l'aide de la
commande :
import matplotlib.pyplot as plt
plt.plot(x,y)
Description : fonction permettant de tracer un graphique de n points dont les
abscisses sont
contenues dans le tableau unidimensionnel x et les ordonnées dans le tableau
unidimensionnel y. Cette fonction doit être suivie de la fonction plt.show()
pour que le
graphique soit affiché.
Argument d'entrée : un tableau unidimensionnel de n éléments d'abscisses x et
un tableau
unidimensionnel de n éléments d'ordonnées y.
Argument de sortie : un graphique.
Formules utiles
( ).
( )) =
grad (div( )) -
rot (rot
(, ) =
1
2
est le conjugué de et ( ) représente la partie réelle du
( ) où
produit vectoriel
log() =
0
0
.
ln()
.
ln(10)
0
1
() () + ( - ) () + ( - )² ().
2
Aide aux calculs
350 1,4 = 490
350 / 1,4 = 250
350 1,7 = 595
350 / 1,7 206
1
(2)3 1,3
1
0,6
3
FIN
16 / 16
2 1,4
3 1,7
5 2,2
I M P R I M E R I E N A T I O N A L E 26 1011 D'après documents fournis
Développement limité à l'ordre 2 de () autour de :