X Informatique MP/PC 2009

Thème de l'épreuve Chiffrement par blocs
Principaux outils utilisés itération, programmation impérative
Mots clefs Décomposition en base b, Réseau de Feistel

Corrigé

(c'est payant, sauf le début): - - - - - - - - - - - - -

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ÉCOLE POLYTECHNIQUE
ÉCOLE SUPÉRIEURE DE PHYSIQUE ET CHIMIE INDUSTRIELLES

CONCOURS D'ADMISSION 2009

FILIÈRE

MP - OPTION PHYSIQUE ET SCIENCES DE L'INGÉNIEUR

FILIÈRE

PC

COMPOSITION D'INFORMATIQUE
(Durée : 2 heures)
L'utilisation des calculatrices n'est pas autorisée pour cette épreuve.
Le langage de programmation choisi par le candidat doit être spécifié en tête 
de la copie.

Chiffrement par blocs
Notation. Dans tout l'énoncé, [[a, b [[ désigne l'ensemble des entiers naturels 
supérieurs ou
égaux à a et strictement inférieurs à b.
Lorsque l'on souhaite communiquer des données confidentielles, il convient de 
chiffrer ces
données, c'est-à-dire de les rendre inintelligibles. Les algorithmes étudiés 
ici relèvent du chiffrement symétrique : une transformation de chiffrement 
donnée est identifiée par une clé (un entier),
qui la désigne et permet également le déchiffrement.
Dans une approche simplifiée du chiffrement par blocs, le chiffrement d'un 
message de taille
arbitraire est effectué d'abord en découpant le message en blocs de taille 
fixée puis en chiffrant
chaque bloc. Nous nous limitons ici au chiffrement d'un bloc considéré 
indépendamment des
autres. Dans ce modèle, on se donne un entier N > 0, dit taille (en pratique N 
est une puissance
de deux). Un bloc (clair ou chiffré) est un entier de [[0, N [[, et un 
algorithme de chiffrement est
une application de [[0, N [[ dans [[0, N [[. Pour permettre le déchiffrement, 
cette application doit
être une permutation de [[0, N [[ (autrement dit une bijection).
Important. Dans tout le problème, on suppose que le langage de programmation 
utilisé possède
certaines propriétés.
1. Les programmes agissent sur des entiers (naturels) « de taille arbitraire » 
c'est-à-dire que
l'on ignore toutes les questions liées à la taille finie des entiers machine. 
Autrement dit, on
considère que les opérations usuelles (+,  etc.) sont celles des entiers 
naturels.
2. Il existe deux fonctions rem(a, b) et quo(a, b) calculant respectivement le 
reste r et le quotient q de la division euclidienne de a par b > 0. Il est 
rappelé que l'égalité a = bq + r
et la condition r < b définissent q et r. Autrement dit, si a = bq + r, alors 
il existe un
unique quotient q et un unique reste r < b, dont les valeurs sont données 
précisément par
les fonctions quo et rem.
1

3. Certaines des fonctions demandées sont spécifiées comme renvoyant un tableau 
ou une liste.
Tableau ou liste sont au choix du candidat. En cas de doute, le candidat est 
invité à définir
les primitives dont il juge avoir besoin et à les employer de façon cohérente 
dans tout le
problème.
I. Approche naïve
On cherche à désigner (dans un premier temps) une application arbitraire de 
[[0, N [[ (ensemble
à N éléments) dans lui-même. Le nombre total de telles applications est N N .
Considérons un entier k (une clé) pris dans [[0, N N [[. L'entier k s'écrit de 
manière unique sous
la forme :
k = aN -1 N N -1 + · · · + ai N i + · · · + a1 N 1 + a0 ,
où chaque coefficient vérifie ai  [[0, N [[ (c'est l'écriture de k en base N ). 
On considère que k
représente l'application fk de [[0, N [[ dans lui-même définie par fk (0) = a0 
, fk (1) = a1 , etc.
Question 1 Écrire la fonction DecomposerBase(N, k) qui prend en arguments la 
taille N , une
clé k de [[0, N N [[, et qui renvoie la décomposition de k en base N . En 
pratique, DecomposerBase
renvoie donc le tableau ou la liste des ai , dans l'ordre des i croissants.
En réalité nous nous intéressons aux permutations de [[0, N [[. On sait qu'il 
existe N ! permutations d'un ensemble de N éléments. Dans la suite logique de 
la question précédente, considérons
donc une clé k prise dans [[0, N ! [[. On admet que k s'écrit de manière unique 
sous la forme :
k = aN -1 (N - 1)! + aN -2 (N - 2)! + · · · + ai i! + · · · + a2 2! + a1 1! + 
a0 ,
où les coefficients vérifient ai  [[0, i + 1 [[. L'écriture ci-dessus est dite 
décomposition sur la base
factorielle. Par exemple, pour N = 4 et k = 17, on a k = 2 · 3! + 2 · 2! + 1 · 
1! + 0.
Question 2 Écrire la fonction DecomposerFact(N, k) qui prend en argument la 
taille N et une
clé k de [[0, N ! [[, et qui renvoie la décomposition de k sur la base 
factorielle.
Une fois k décomposée sur la base factorielle, la permutation k de [[0, N [[ 
représentée
par k se calcule comme suit. En premier lieu, on considère la séquence L = (0, 
1, . . . , N - 1) à N
éléments. Cette séquence est modifiée au fur et à mesure que les valeurs prises 
par la permutation
k sont calculées.
La première valeur calculée est k (0), égal au 1 + aN -1 -ième élément de L 
(c'est-à-dire
à aN -1 ). Une fois k (0) calculé, cet entier est retiré de L, qui ne contient 
plus que N - 1 entiers.
La seconde valeur calculée est k (1), égal au 1 + aN -2 -ième élément de L. Une 
fois k (1)
calculé, cet entier est retiré de L. Le procédé est répété jusqu'au calcul de k 
(N - 1), égal à
l'unique élément de L restant.
Par exemple, dans le cas N = 4, k = 17 on a : 17 (0) = 2 (a3 = 2), et L devient 
(0, 1, 3).
Ensuite 17 (1) = 3 (a2 = 2), et L devient (0, 1). Ensuite 17 (2) = 1 (a1 = 1), 
et pour
finir 17 (3) = 0.

2

Question 3 Écrire la fonction Retirer(L, , j) qui prend en argument un tableau 
L à  éléments,
et qui renvoie un tableau de taille  - 1. Le tableau renvoyé est une copie du 
tableau L dans
laquelle le j-ème élément a été retiré.
Question 4 Écrire la fonction EcrirePermutation(N, k) qui prend en arguments la 
taille N , la
clé k de [[0, N ! [[, et qui renvoie la permutation k . La permutation sera 
représentée par le tableau
ou la liste des k (i), dans l'ordre des i croissants.
Question 5 Écrire les fonctions Chiffrer(N, k, b) et Dechiffrer(N, k, b), qui 
prennent en arguments
la taille N , la clé k et un bloc b . La fonction Chiffrer renvoie k (b), 
tandis que la fonction Dechiffrer
renvoie l'unique bloc b tel que k (b ) = b.
II. Réseau de Feistel
Nous prenons ici le parti de fabriquer des permutations particulières. Notre 
motivation
ici est double : (1) réduire la taille des clés (un entier de [[0, N ! [[ dans 
la partie précédente)
et (2) effectuer des calculs peu coûteux lors du chiffrement et du 
déchiffrement.
On commence par fixer la taille à la valeur N = 264 .
Un bloc b est donc un entier de [[0, 264 [[. L'ingrédient essentiel du 
chiffrement est le réseau de Feistel.
Un réseau de Feistel est une suite de plusieurs opérations, appelées tours. Un 
tour est décrit par la figure 1.
Sur la figure, l'entrée est le bloc bi = 232 qi +ri , la sortie
est bi+1 = 232 qi+1 + ri+1 .

qi

ri
Fki

qi+1

ri+1

Fig. 1: Un tour de réseau de Feistel

La figure peut aussi se lire comme définisssant qi+1 égal à ri , et ri+1 égal à 
qi  Fki (ri ). Le
symbole  désigne ici une opération appelée xor. Cette fonction est associative, 
commutative, et
vérifie xor(xor(x, y), y) = x pour tout couple d'entiers (x, y). On suppose que 
la fonction xor est
disponible dans le langage de programmation utilisé, accessible sous le nom 
xor. Le symbole Fki
désigne une application sur [[0, 232 [[, paramétrée par une clé ki . Par la 
suite, on suppose donnée
une fonction F(ki , r) qui calcule Fki (r).
Question 6 Écrire la fonction FeistelTour(k, b) qui prend en argument une clé k 
et un bloc b
(k est un certain ki , et b est un certain bi ), et renvoie la sortie (notée 
bi+1 ci-dessus) du tour qui
utilise la clé k.
Question 7 Écrire la fonction FeistelInverseTour(k, b) qui réalise 
l'application inverse de la fonction précédente, c'est-à-dire qui calcule et 
renvoie bi en fonction de bi+1 .
Question 8 Écrire la fonction Feistel(K, , b) qui prend en entrée le bloc b, et 
renvoie la sortie d'un réseau de Feistel à  tours. Plus précisément, l'entrée 
b0 du premier tour est b, puis
l'entrée bi (i > 0) d'un tour est la sortie du tour précédent. Enfin, la sortie 
du réseau est la sortie
b du dernier tour. Chaque tour utilise une clé différente. Les clés sont 
fournies (dans l'ordre) par
le tableau K de taille . Indépendamment du langage de programmation considéré, 
on supposera
qu'un tableau est un argument standard et que ses indices sont les entiers de 
[[0,  [[.
Question 9 Écrire la fonction FeistelInverse(K, , b) qui effectue l'opération 
inverse de la fonction
précédente. Cette opération inverse est le déchiffrement, et l'identité 
suivante doit être vérifiée
pour tout bloc b :
FeistelInverse(K, , Feistel(K, , b)) = b.
3

III. Vérification de propriétés statistiques
Dans cette partie la taille N est fixée à la valeur N = 264 , comme dans la 
partie précédente.
On explore la mise en oeuvre de critères de qualité du chiffrement. Certains 
tests couramment
employés sont des tests statistiques effectués sur les message chiffrés. Ces 
tests servent à mettre
en évidence des biais indésirables.
On considère le message clair (infini) formé de la séquence des blocs 0, 1, . . 
. . Pour une permutation de chiffrement des blocs , le message chiffré est donc 
la séquence des blocs (0), (1), . . .
Les tests portent sur le message chiffré vu comme une séquence de bits, un bit 
étant un chiffre
en base 2, soit 0 ou 1. En fonction d'une longueur paramétrable n, 
nécessairement multiple
de 64, la séquence étudiée est la séquence
·{z
· · 1110} · · · 1101
·{z
· · 0010}
Sn = 1010
·{z
· · 1101} 1001
|
|
|
(0) (64 bits)

(1) (64 bits)

n
-1) (64 bits)
( 64

où par convention, l'écriture binaire (complète) d'un entier x de [[0, 264 [[, 
x =
séquence b63 b62 · · · b1 b0 (le bit « le plus significatif » apparaît en 
premier).

P63

i
i=0 bi 2 ,

est la

Dans tout ce qui suit, on considère que la permutation étudiée  est fixée, et 
calculée par une
fonction Sigma(x), qui prend en entrée un entier x de [[0, 264 [[ et renvoie un 
entier de [[0, 264 [[.
Question 10 Écrire la fonction Sequence(n) qui construit la séquence Sn 
ci-dessus, sous la forme
d'un tableau de taille n ou d'une liste (on rappelle que n est un multiple de 
64). L'ordre des
éléments du tableau ou de la liste sera évidemment l'ordre des bits de Sn 
défini précédemment.
Un premier critère consiste à tester dans quelle mesure les bits 0 et 1 
apparaissent avec une
fréquence suffisamment proche. Sur un total de n bits (n  1), on calcule pour 
cela la valeur
V1 = n1 (n0 - n1 )2 , où n0 et n1 représentent respectivement le nombre de bits 
0 et 1 dans la
séquence de n bits considérée. En fonction de cette valeur V1 , des tables 
permettent de dire si
un biais statistique est visible.
Question 11 Écrire la fonction CalculerV1(n) qui détermine la valeur V1 
correspondant à la
séquence Sn . Attention, on observera que V1 n'est pas un entier, il sera 
représenté en machine
par un nombre flottant.
Un second critère généralise le précédent en considérant les séquences de deux 
bits. Pour
n bits (n  2), on calcule la valeur V2 donnée par :
 2 2

4
n200 + n201 + n210 + n211 -
n0 + n21 + 1,
V2 =
n-1
n
où n00 , n01 , n10 , n11 désignent respectivement le nombre d'occurrences des 
séquences 00, 01, 10, 11.
On notera qu'on autorise les séquences de deux bits à se recouper. Ainsi la 
séquence de cinq bits
01100 contient exactement une fois chacune des quatre séquences de deux bits 
possibles.
Question 12 Écrire la fonction CalculerV2(n) qui détermine la valeur V2 
correspondant à Sn .

4

Extrait du corrigé obtenu par reconnaissance optique des caractères



X Informatique MP/PC 2009 -- Corrigé
Ce corrigé est proposé par Arnaud Borde (École Polytechnique) ; il a été relu 
par
Vincent Puyhaubert (Professeur en CPGE) et Céline Chevalier (ENS Cachan).

Le sujet de cette année propose l'étude d'une méthode de cryptographie basée
sur les permutations d'un ensemble d'entiers et sur une structure appelée réseau
de Feistel. Toutes les questions demandent d'écrire du code et, contrairement 
aux
années précédentes, aucune justification de performance, aucun comptage de 
nombre
d'opérations n'est demandé. Le sujet est beaucoup plus centré sur 
l'algorithmique
(c'est-à-dire ce qu'il faut faire) que sur la syntaxe (comment le faire 
exactement) et
les possibilités du langage utilisé (comment le faire avec élégance).
· La première partie est consacrée à la décomposition d'entiers sur deux bases
différentes et à la construction de permutations.
· La deuxième est centrée sur la structure clef du codage, le réseau de Feistel.
· La troisième et dernière introduit des outils statistiques permettant 
d'évaluer
la qualité d'un codage.
Ce sujet est un peu moins difficile que ceux des années précédentes ; il demande
surtout de la concentration et de la méthode. Ses trois parties sont 
indépendantes et
peuvent donc être traitées dans un ordre quelconque.

Indications
I.

Approche naïve

1 Faire attention à l'ordre des éléments. Remarquer que k peut s'écrire
a0 + N × (a1 + a2 N + · · · + aN-1 NN-2 )
et effectuer des divisions euclidiennes.
2 Employer le même cheminement qu'à la question précédente en constatant cette
fois que
k = a0 + 1 × (a1 + 2 × (...(aN-2 + (N - 1) × aN-1 ))...))
3 Utiliser deux boucles pour recopier les valeurs en sautant l'élément à 
supprimer.
4 Appliquer les fonctions DecompositionFact et Retirer écrites dans les 
questions 2 et 3.
5 Pour Chiffrer, retourner uniquement l'élément demandé de la liste calculée à 
la
question 4. Pour Dechiffrer, parcourir cette liste jusqu'à trouver b.
II.

Réseau de Feistel

6 Utiliser les fonctions données et appliquer directement les formules de 
l'énoncé
pour calculer qi+1 et ri+1 .
7 Utiliser la propriété xor(xor(x, y), y) = x pour exprimer qi en fonction de ri
et ri+1 .
8 Appliquer  fois la fonction FeistelTour à l'aide d'une boucle for.
9 Employer une boucle for pour appeler la fonction FeistelInverseTour plusieurs 
fois.
III.

Vérification de propriétés statistiques

10 Commencer par écrire une fonction Base2(n) qui renvoie la décomposition en
base 2 de l'entier n sur 64 bits. Faire attention à l'ordre des bits lors de la 
construction de Sn .
11 Utiliser deux variables pour compter les 1 et les 0 au fur et à mesure du 
parcours
de la liste.
12 Regarder chaque séquence de deux bits à l'aide d'une boucle for pour les 
compter.

Les fonctions de ce corrigé sont toutes rédigées dans le langage Maple.
Toutefois, le quotient et le reste de la division euclidienne de deux entiers a 
et b s'obtiennent dans ce langage respectivement par les commandes
iquo(a,b) et irem(a,b). Ces commandes ne sont pas utilisées dans les programmes 
car l'énoncé impose les notations quo(a,b) et rem(a,b). Pour obtenir des codes 
qui fonctionnent, il faut donc remplacer ces notations par les
vraies fonctions.
L'énoncé demande également d'utiliser une fonction xor. Celle-ci existe
en Maple, mais ne fais pas le travail voulu par l'énoncé. Il faudra donc 
utiliser
le code de la procédure donné à la fin de la partie II.
Pour finir, l'énoncé laisse le candidat libre d'utiliser des listes ou des
tableaux. Le choix des listes a été retenu dans ce corrigé ; toutefois, Maple
limite leur taille à 100 éléments. En contrepartie, ce langage est beaucoup
moins limité en ce qui concerne la taille des entiers manipulables.

I. Approche naïve
1 Pour décomposer l'entier k dans la base N, comme on connaît la taille 
maximale de
k (à savoir NN - 1), effectuons des divisions euclidiennes successives par N. 
Dans un
premier temps, on remarque que k peut s'écrire
a0 + N × (a1 + a2 N + · · · + aN-1 NN-2 )
donc a0 est le reste entier de la division de k par N. L'élément suivant, a1 , 
est ensuite
obtenu en divisant le quotient de cette division par N. On reprend ainsi de 
suite
le quotient de la division euclidienne à chaque fois. Cela est réalisé par une 
boucle
for effectuant N itérations, au sein desquelles l'algorithme calcule 
successivement les
coefficients a0 , a1 , . . . (avec la fonction irem) en mettant à jour le 
quotient de la
division (avec iquo).
En Maple, le premier élément d'une liste ou d'un tableau est celui d'indice 1,
pas 0. Par conséquent, ai est stocké à la (i + 1)-ième place dans la liste.
Ce décalage d'indice aura lieu systématiquement dans tout le corrigé.
DecomposerBase:=proc(N,k)
local decomposition, i, quotient;
quotient:=k;
decomposition:=[seq(0,i=0..N-1)];
for i from 0 to N-1 do
# le reste de la division par N donne a_i
# que l'on met dans decomposition[i+1]
decomposition[i+1]:=irem(quotient,N);
# on met le quotient à jour
quotient:=iquo(quotient,N);
od;
RETURN(decomposition);
end;
Cet algorithme illustre bien une autre écriture possible de k, à savoir
k = a0 + N(a1 + a2 N + · · · + aN-1 NN-2 ). Cette écriture est utilisée dans
un algorithme célèbre, celui de Hörner, pour minimiser le nombre d'opérations 
lors du calcul de la valeur d'un polynôme en un point.

2 Le principe de cette question est presque le même que celui de la précédente, 
mais
il faut changer le diviseur à chaque itération pour décomposer dans la bonne 
base.
Le nombre de possibilités pour la décomposition en base factorielle s'élève
à 1 × 2 × 3 × ...... × N = N! (1 pour a0 , 2 pour a1 , ......, N pour aN-1 ).
N-1
P
De plus, l'entier k est majoré par
i × i! = N! - 1 (il s'agit d'une somme
i=0

télescopique en vertu de l'égalité i × i! = (i + 1)! - i!). Cette décomposition
permet donc d'obtenir une bijection explicite entre les ensemble [[ 0 ; N! - 1 
]]
et {0}×[[ 0 ; 1 ]]×......×[[ 0 ; N-1 ]] (l'égalité des cardinaux en assure 
l'existence,
mais ne la fournit pas pour autant).
On peut déjà remarquer que a0 vaut forcément 0. Ensuite, a1 est le reste de la
division de k par 2. Puis a2 est le reste de la division du quotient précédent 
par 3.
Ce changement de diviseur se voit facilement quand on écrit
k = a0 + 1 × (a1 + 2 × (...(aN-2 + (N - 1) × aN-1 ))...))
DecomposerFact:=proc(N,k)
local decomposition, i, quotient;
quotient:=k;
decomposition:=[seq(0,i=0..N-1)];
for i from 0 to N-1 do
# on traite ici a_i
decomposition[i+1]:=irem(quotient,i+1);
quotient:=iquo(quotient,i+1);
od;
RETURN(decomposition);
end;
3 L'énoncé demande de retourner une copie de L. La méthode qui semble la plus
naturelle consiste donc à recopier dans une liste L de cardinal  - 1 tous les 
éléments
précédant le j-ième élément puis tous les suivants. Cela est réalisé dans le 
code par
deux boucles for s'occupant chacune d'une partie de la liste d'origine.
Retirer:=proc(L,l,j)
local L_prime, i;
L_prime:=[seq(0,i=0..l-2)];
# on copie la partie de la liste avant le j-ième élément
for i from 0 to j-1 do
L_prime[i+1]:=L[i+1];
od;
# on copie la partie de la liste après le j-ième élément
for i from j+1 to l-1 do
L_prime[i]:=L[i+1];
od;
RETURN(L_prime);
end;