Centrale Maths 2 PC 2012

Thème de l'épreuve Équations linéaires
Principaux outils utilisés algorithme du pivot, systèmes différentiels, suites récurrentes, suites et séries de fonctions, géométrie de la sphère, endomorphismes
Mots clefs pivot, système différentiel, suites récurentes, suites de fonctions, séries de fonctions, intégrales généralisées, intégrales dépendant d'un paramètre, géométrie plane, géométrie sphérique

Corrigé

(c'est payant, sauf le début): - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

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PC
4 heures

Calculatrices autorisées

2012

Mathématiques 2

Dans tout le problème, le corps de base des espaces vectoriels est R. Les 
matrices et les systèmes linéaires sont
à coefficients réels. Les suites et les fonctions sont à valeurs réelles.

Équations linéaires
Ce problème porte sur des applications du théorème de structure de l'ensemble 
des solutions d'une équation
linéaire.
Les parties sont largement indépendantes, mais les résultats numériques de la 
partie I sont utilisés dans les
parties II et III.
Question préliminaire
Soit E et F deux espaces vectoriels sur R ; soit f une application linéaire de 
E dans F , et b un élément de F .
Quelle structure possède l'ensemble S des solutions de l'équation f (x) = b ?

I Pivots
On va étudier dans cette partie différentes déclinaisons de l'algorithme du 
pivot.
I.A ­
Résolution d'un système linéaire : interprétation graphique
On considère le système linéaire

=2
x + y + z
x + 2y + 4z = 4
 x + 3y + 9z = 8

Afin de résoudre ce système, on a utilisé un algorithme du pivot : en 
effectuant des opérations sur les lignes,
on a obtenu une séquence de systèmes équivalents avec de plus en plus de 
coefficients nuls. L'objectif est de
résoudre le système en aboutissant à un système de la forme
Ix = a
y =b
z =c
où on a annulé tous les coefficients non diagonaux de la matrice du système 
(les coefficients au-dessous de la
diagonale et les coefficients au-dessus de la diagonale). L'ordre choisi pour 
effectuer les opérations est indiqué
sur le schéma que voici

 3 5 = 
1  6 = 

2 4  = 

Chaque numéro indique après combien d'opérations élémentaires le coefficient 
correspondant a été annulé.
Chaque opération élémentaire est de la forme Li  Li + Lj (avec  Ó= 0) et permet 
d'annuler le coefficient
situé en ligne i et colonne j. Par exemple, la troisième étape a été une 
opération élémentaire de la forme
L1  3 L1 + 3 L2 (avec 3 Ó= 0) qui a permis d'annuler le coefficient placé à la 
position marquée du chiffre 3
sur le schéma.
À chaque étape de l'algorithme, on a représenté par un schéma les trois plans 
de R3 correspondant aux équations
du système linéaire. Ces schémas sont reproduits en figure 1, dans le désordre.
Reconstituer les étapes du calcul, et indiquer quel schéma correspond à chaque 
étape.
I.B ­
Résolution d'un système linéaire : interprétation vectorielle
Dans cette question, on s'intéresse de nouveau au système

=2
x + y + z
x + 2y + 4z = 4
 x + 3y + 9z = 8

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Page 1/8

On considère ici les vecteurs colonnes
 
1
u =  1 ,
1

1
v =  2 ,
3

Pour résoudre le système, on cherche des réels x, y
le tableau

u
1

1
1

1
w =  4 ,
9

2
t = 4
8

et z tels que xu + yv + zw = t. Pour cela, on va considérer
v
1
2
3

w
1
4
9

t
2

4
8

qu'on interprète comme une matrice. On utilise un algorithme du pivot sur les 
colonnes : par des opérations
élémentaires sur les colonnes, on obtient des zéros à tous les emplacements 
marqués d'un numéro dans le schéma
ci-dessous :

· 1 2 3

· · 4 5
· · · 6
Comme pour la question précédente, chaque numéro indique après combien 
d'opérations élémentaires le coefficient correspondant a été annulé. Chaque 
opération élémentaire est de la forme Cj  Cj + Ci (avec
 Ó= 0).Par exemple, la première étape a été la réalisation de l'opération 
élémentaire C2  C2 - C1 , qui a fourni
le tableau

u v-u w t
1
0
1 2

1
1
4 4
1
2
9 8
Les deux dernières étapes ont été des opérations élémentaires de la forme C4  5 
C4 + 5 C2 (avec 5 Ó= 0)
pour l'avant-dernière, et enfin C4  6 C4 + 6 C3 (avec 6 Ó= 0) pour la dernière.
À chaque étape de l'algorithme, on a représenté sur la figure 2 les quatre 
vecteurs colonnes indiqués sur la
première ligne de la matrice. Pour que le dessin soit plus facile à 
interpréter, surtout lorsque deux vecteurs sont
presque colinéaires, les droites engendrées par les vecteurs ont été 
représentées par un trait fin. On a également
représenté la construction géométrique traduisant l'opération élémentaire, le 
vecteur ayant été remplacé à une
étape étant représenté par une ligne discontinue. Les figures correspondant à 
chacune des étapes de la résolution
sont représentées dans le désordre.
Reconstituer les étapes du calcul, et indiquer quelle figure correspond à 
chaque étape. Expliquer aussi où on lit
la solution du système dans la dernière matrice obtenue.
I.C ­
Pivots synchronisés
Dans cette question, on étudie un algorithme permettant d'obtenir dans un 
unique calcul une base du noyau
d'une application linéaire et une base de son image. Comme l'image est dans 
l'espace d'arrivée et que le noyau
est dans l'espace de départ, l'algorithme de calcul s'interprète comme deux 
pivots synchronisés, l'un avec des
vecteurs de l'espace de départ, l'autre avec des vecteurs de l'espace d'arrivée.
Soit E et F deux espaces vectoriels sur R de dimensions finies n et p ; soit B 
= (e1 , e2 , . . . , en ) une base de E,
et C une base de F ; soit f une application linéaire de E dans F et M sa 
matrice dans les bases B et C. On note
Y1 , Y2 , . . . , Yn les colonnes de M .
Soit N le tableau formé en ajoutant à M la ligne supplémentaire (e1 , e2 , . . 
. , en ). Le tableau N comporte donc
n colonnes et p + 1 lignes, la (p + 1)-ième ligne étant (e1 , e2 , . . . , en ) 
; les coefficients des p premières lignes
sont donc des scalaires, tandis que ceux de la dernière ligne sont des 
vecteurs. On note C1 , . . . , Cn les colonnes
de N . L'algorithme de recherche simultanée d'une base de Ker(f ) et d'une base 
de Im(f ) s'effectue grâce à
des opérations élémentaires sur les colonnes de N . Conformément à l'usage pour 
ces algorithmes, on notera
encore C1 , . . . , Cn les colonnes des tableaux obtenus aux différentes 
étapes. On notera C1 , . . . , Cn , les colonnes
correspondant aux p premières lignes des tableaux obtenus aux différentes 
étapes de l'algorithme, et C1 , . . . , Cn
les coefficients de la dernière ligne de ces tableaux (on rappelle que ce sont 
des vecteurs de E). Conformément
à l'usage, on identifie les vecteurs de F et leurs colonnes associées dans la 
base C.
Exemple -- Si E = R3 , F = R2 , et si f est l'application de R3 dans R2 de 
matrice
3
4
1 2 3
M=
4 5 6
le tableau N s'écrit
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Page 2/8

3

4
1 2 3
N =! 4 5 6 "
e1 e2 e3

Pour simplifier, on le notera avec un seul jeu de parenthèses,

1 2 3
N = 4 5 6 
e1 e2 e3
On a alors

1
C1 =  4 ,
e1

C1

3 4
1
=
,
4

! "
C1 = e1

La double opération élémentaire C2  C2 - 2C1 , C3  C3 - 3C1 conduit à

1
0
0
4
-3
-6 
e1 e2 - 2e1 e3 - 3e1
I.C.1) Au départ, quels sont les liens entre ek et Yk , pour 1 6 k 6 n ? Que 
représentent Y1 , Y2 , . . . , Yn pour
Im(f ) ?
I.C.2) Après chaque étape de l'algorithme, préciser les liens entre Ck et Ck , 
pour 1 6 k 6 n. Que représentent
C1 , . . . , Cn pour E ? Que représentent C1 , . . . , Cn pour Im(f ) ?
I.C.3) À la fin de l'algorithme, on obtient un tableau pour lequel les colonnes 
C1 , C2 , . . . , Cq forment une

matrice échelonnée de colonnes non nulles, et les colonnes Cq+1
, Cq+2
, . . . , Cn sont nulles. Expliquer où on lit
une base de Ker(f ) et où on lit une base de Im(f ).
I.C.4) Exemples numériques
En utilisant l'algorithme que l'on vient d'étudier, déterminer une base du 
noyau et une base de l'image des
endomorphismes f1 et f2 de R4 dont les matrices respectives, dans la base 
canonique de R4 sont

0 0
1
0
-3 0
1
0
0 0
 0 -3
0
1 
0
1 

 0
0 0
3
3/2 
0
0
3/2
2 3 -2/3
1
2
3 -2/3 -2

II Équations différentielles et équations de récurrence
Dans cette partie, nous allons explorer sur des exemples les liens entre 
équations différentielles linéaires et
relations de récurrence linéaires.
II.A ­

Question de cours et exemple élémentaire

II.A.1) Déterminer le noyau de l'application T , de RN dans RN qui, à une suite 
(un )nN = (u0 , u1 , u2 , . . .)
associe la suite (un+1 )nN = (u1 , u2 , u3 , . . .).
Soit a, b et c trois réels, avec a Ó= 0. On considère la relation de récurrence 
n  N, aun+2 + bun+1 + cun = 0
II.A.2) Quelle est la structure algébrique de l'ensemble des suites réelles 
solutions de cette récurrence ? Quelle
est sa dimension ? Comment fait-on pour déterminer l'ensemble des suites 
réelles (un )nN vérifiant cette relation
de récurrence ? Quels cas doit-on distinguer pour la recherche des suites 
solutions ?
II.A.3) Illustrer la méthode en déterminant l'ensemble A des suites réelles (un 
)nN vérifiant la relation de
récurrence n  N, un+2 + un+1 = 0. On indiquera la dimension de l'espace 
vectoriel des solutions.
II.A.4) On suppose a Ó= 0. Écrire en Maple ou en Mathematica une fonction f de 
six variables telle que,
pour tous a, b, c, d, e réels et tout p entier naturel, f (a, b, c, d, e, p) 
soit le terme d'ordre p, c'est-à-dire up , de la
suite récurrente (un ) définie par

 u0 = d
u1 = e

n  N, aun+2 + bun+1 + cun = 0

Dans la suite de cette partie, on va étudier en parallèle un système 
différentiel linéaire SD et un système
d'équations de récurrence SR s'écrivant de façon analogue.
Le système différentiel SD a comme fonctions inconnues deux fonctions réelles x 
et y de classe C 2 sur R, et
s'écrit
; 
2x
+ 3y  - 4x - 6y  - 6x - 9y = 0
SD :

-6x
- 6y  + 14x + 15y  + 12x + 18y = 0
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Page 3/8

Le système d'équations de récurrence SR porte sur deux suites réelles inconnues 
(un ) et (vn ), et s'écrit, pour
tout n  N,
;
2un+2 + 3vn+2 - 4un+1 - 6vn+1 - 6un - 9vn = 0
SR :
-6un+2 - 6vn+2 + 14un+1 + 15vn+1 + 12un + 18vn = 0
Pour déterminer les solutions de SD et de SR , on va d'abord transformer leurs 
écritures pour se ramener à des
systèmes équivalents écrits sous forme standard. On note

un
x
 vn 
y

X=
 x , Un =  un+1 
y
vn+1
On a alors

x
 y 

X = 
 x ,
y 

Un+1

un+1
 vn+1 

=
 un+2 
vn+2

On cherche une matrice carrée A de taille 4 × 4 permettant d'écrire SD et SR 
sous la forme X  = AX et
Un+1 = AUn .
II.B ­ Découplage des systèmes d'équations

d'équations différentielles équivalent à SD et
En utilisant l'algorithme du pivot, déterminer un système SD
pouvant s'écrire sous la forme voulue X  = AX.

Par la même méthode, déterminer un système SR
d'équations de récurrence équivalent à SR et pouvant s'écrire
sous la forme voulue Un+1 = AUn .
On pourra diviser la feuille en deux colonnes pour traiter en parallèle les 
deux systèmes. Les calculs communs
aux deux systèmes pourront alors n'être effectués qu'une seule fois.
II.C ­ Interprétation de la réduction matricielle

On considère à présent le système différentiel SD
: X  = AX et le système de récurrence SR
: n  N,

Un+1 = AUn . On admettra que les dimensions de l'espace vectoriel des solutions 
de SD et de l'espace vectoriel

des solutions de SR
sont égales.
II.C.1) Si  est une valeur propre réelle de A, et si u est un vecteur propre de 
A pour la valeur propre ,

justifier que la fonction  : R  R4 , t Ô et u est une solution de SD
.

Justifier aussi que la suite vectorielle  : N  R4 , n Ô n u est une solution de 
SR
.
II.C.2) Si A est diagonalisable sur R et si (u , uµ , u , u ) est une base de 
vecteurs propres associés respectivement aux valeurs propres , µ,  et  (pas 
nécessairement distinctes), que représente la famille ( , µ ,  ,  )

pour l'ensemble des solutions de SD
? Que représente la famille ( , µ ,  ,  ) pour l'ensemble des solutions

de SR
?
II.D ­

Résolution numérique

II.D.1) On considère à présent

0
0
A=
0
2

0
0
0
3

1
0
3
-2/3

0
1 

3/2 
1

À l'aide éventuellement de la calculatrice, calculer le polynôme 
caractéristique de A, puis déterminer les valeurs
propres de cette matrice, ainsi que des vecteurs propres associés à ces valeurs 
propres.

II.D.2) En déduire l'ensemble des solutions de SD
et l'ensemble des solutions de SR
. Déterminer enfin les
ensembles de solutions respectifs de SD et de SR .

III Exemple en géométrie
III.A ­ Nombre de zones découpées sur une sphère par n cercles
Soit un le nombre maximal de zones distinctes de la sphère unité que n cercles 
distincts tracés sur cette sphère
peuvent déterminer.
III.A.1) Combien de points d'intersection peuvent avoir deux cercles tracés sur 
la sphère unité ? (On justifiera
succinctement.)
III.A.2) Déterminer u1 , u2 et u3 .
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Page 4/8

III.A.3) Montrer que la suite (un )nN vérifie la relation de récurrence n  N , 
un+1 = un + 2n.
Considérons n cercles tracés sur la sphère. Traçons un (n + 1)-ième cercle sur 
la sphère qui rencontre
les n cercles existants en délimitant un nombre maximal de zones. En notant p 
le nombre de points
d'intersection entre le (n + 1)-ième cercle et les cercles précédemment tracés, 
on pourra remarquer que
les arcs du n + 1-ième cercle délimités par les p points d'intersections sont 
des frontières entre deux
nouvelles zones.
III.B ­ Étude des suites (tn )nN vérifiant la relation de récurrence n  N, tn+1 
= tn + 2n
Soit T l'endomorphisme de RN qui, à toute suite (tn )nN , associe la suite 
(tn+1 )nN . Soit v la suite de N dans
R définie par vn = 2n pour tout n  N. Soit enfin  l'endomorphisme de RN défini 
par  = T - Id, où Id est
l'application identité de RN .
III.B.1) Montrer qu'une suite t = (tn ) vérifie la relation de récurrence n  N, 
tn+1 = tn + 2n si et seulement
si (t) = v. On note S l'ensemble des suites vérifiant cette relation de 
récurrence. Préciser la structure de S.
III.B.2) Déterminer le noyau de .
III.B.3) Pour tout entier naturel p > 0, soit Ep l'espace vectoriel des suites 
réelles polynomiales de degré
inférieur ou égal à p, c'est-à-dire l'ensemble des suites (wn ) pour lesquelles 
il existe un polynôme P , à coefficients
réels et de degré inférieur ou égal à p, vérifiant wn = P (n) pour tout n  N.
Quelle est la dimension de Ep ?
Vérifier que, pour tout entier p > 0, Ep est stable par . On note p la 
restriction de  à Ep .
Comparer Ker (p ) et Ker().
Montrer que, pour tout p > 1, Im (p ) = Ep-1 .
III.C ­ Conclusion
Déduire des questions précédentes qu'il existe un polynôme P de degré 6 2 tel 
que, pour tout entier n > 1, on
ait un = P (n).
Écrire le système d'équations donnant u1 , u2 et u3 . En déduire, pour tout n  
N, une expression de un en
fonction de n.

IV Équations fonctionnelles linéaires
Dans cette partie, on va d'abord explorer l'effet de la composition des 
applications sur des exemples simples
d'équations fonctionnelles. On se concentrera ensuite sur l'équation 
fonctionnelle
1
y(x + 1) - y(x) =
(IV.1)
(1 + x)2
en utilisant des propriétés linéaires en analyse.
IV.A ­ Résultats préliminaires
IV.A.1) Soit T l'ensemble des fonctions continues y de ] - 1, +[ dans R telles 
que, pour tout x  ]-1, +[,
1
. Quelle structure T possède-t-il ? (On vérifiera les hypothèses du théorème
on ait y(x + 1) - y(x) =
(1 + x)2
invoqué).
IV.A.2) Quelles sont les fonctions périodiques de ]-1, +[ dans R possédant une 
limite en + ?
IV.B ­ Quelques équations fonctionnelles linéaires élémentaires
IV.B.1) On considère l'équation fonctionnelle
f (x + 1) - f (x) = 1

(IV.2)

Préciser l'ensemble K des fonctions continues de R dans R vérifiant l'équation 
IV.2 pour tout réel x.
IV.B.2) On note lb la fonction logarithme binaire, définie par lb(x) = ln(x)/ 
ln(2). Soit f une solution sur R
de l'équation fonctionnelle IV.2. Déterminer une équation fonctionnelle 
vérifiée par g = f  lb sur ]0, +[, ainsi
qu'une équation fonctionnelle vérifiée par h = f  lb  ln sur ]1, +[.
Si f est en outre de classe C 1 , déterminer une équation fonctionnelle 
vérifiée par la fonction dérivée k de h.
IV.B.3) Préciser l'ensemble L (resp. M, N ) des fonctions continues g de ]0, +[ 
dans R (resp. h de ]1, +[
dans R, k de ]1, +[ dans R), telles que, pour tout x  ]0, +[ (resp. ]1, +[, ]1, 
+[), on ait
g(2x) - g(x) = 1
! "
h x2 - h(x) = 1
Ú x2
k=1
x

4 mai 2012 09:26

Page 5/8

(IV.3)
(IV.4)
(IV.5)

IV.C ­ Étude de l'équation fonctionnelle IV.1 -- Recherche d'une première 
solution particulière
-1
Pour tout entier n > 0, soit un la fonction de ]-1, +[ dans R définie par un 
(x) =
.
(n + x)2
Ø
uk converge simplement sur ]-1, +[.
IV.C.1) Montrer que la série de fonctions
k>1

Soit U =

Ø

uk la somme de cette série de fonctions. Pour tout entier n > 1, on note Un la 
n-ième somme

k=1

partielle de U définie par Un =

n
Ø

uk , et on note Rn = U - Un son reste d'ordre n.

k=1

IV.C.2) Montrer que U est de classe C 1 sur ]-1, +[. Quelles sont les 
variations de U ?
IV.C.3) Montrer que U  T
IV.C.4) Montrer que pour tout x > 0, on a

Ú

+

x

-1
dt 6 U (x) 6
t2

Ú

+

x+1

-1
dt.
t2

En déduire un équivalent de U au voisinage de +.
IV.D ­ Représentation intégrale d'une solution
Soit V la fonction définie par
Ú + -xt
te
V (x) =
dt.
1
- et
0
IV.D.1) Déterminer l'ensemble de définition de V .
IV.D.2) Montrer que V possède une limite en + que l'on déterminera.
IV.D.3) Montrer que V est une solution de l'équation fonctionnelle IV.1 sur 
]-1, +[.
IV.D.4) Comparer U et V .

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Page 6/8

a

b

c

d

e

f

g
Figure 1

4 mai 2012 09:26

Page 7/8

y 10

5
10

y 10

5

0

10

0

10

z

z

z

5

5

5

0

0

0

5

x

0

0

5

10

a

10

10

0

10
z

5

5

5

0
x

0

0

5

10

d

x

10

e

10

0

z
5

0

0

5

x

10

g
Figure 2
· · · FIN · · ·

4 mai 2012 09:26

10

0

0

5

x
f

y 10

5

x

y 10

5

z

5

5

c

y 10

5

0

0

0

10

z

0

0

b

y 10

5

x

y 10

5

Page 8/8

10

Extrait du corrigé obtenu par reconnaissance optique des caractères



Centrale Maths 2 PC 2012 -- Corrigé
Ce corrigé est proposé par Nicolas Weiss (Professeur agrégé) ; il a été relu par
Julien Reygner (École Polytechnique) et Guillaume Batog (Professeur agrégé).

Le thème principal du sujet est l'étude de situations mathématiques très 
variées au
cours desquelles on rencontre des équations linéaires et des espaces affines. 
Il est bien
sûr question d'algèbre linéaire, mais également d'équations différentielles, de 
suites
récurrentes, de géométrie sphérique et d'équations fonctionnelles.
Le sujet comporte quatre parties très indépendantes qui abordent des pans 
différents du programme.
· La première partie propose l'application de plusieurs algorithmes de pivot et
des interprétations géométriques et algébriques de ces algorithmes. D'aucuns
trouveront ludique l'aspect « jeux mathématiques » de certaines questions.
· La deuxième partie s'engage dans la comparaison d'un système différentiel et
d'un système d'équations de récurrence dont les coefficients sont communs.
C'est l'occasion de réfléchir à la nature des objets mathématiques en question.
Une méthode de découplage de ces systèmes est utilisée.
· La troisième partie est plutôt atypique, en ce sens qu'elle impose un détour 
par
des raisonnements géométriques purs et durs qui seront l'occasion d'une cure
de jouvence enrichissante. La méthode de résolution proposée est élégante.
· La quatrième partie traite d'équations fonctionnelles linéaires et propose 
deux
techniques de construction d'une solution particulière : sous la forme d'une 
série
de fonctions et sous la forme d'une fonction définie par une intégrale.

Indications
Partie I
I.A Interpréter graphiquement le passage d'une sous-figure à une autre ainsi
que le résultat de l'étape finale.
I.C.2 Une opération élémentaire préserve le caractère libre ou générateur d'une
famille de vecteurs.
Partie II
II.B Ne pas oublier qu'on peut toujours adjoindre des identités à un système
d'équations (comme x = x par exemple) sans changer l'ensemble de ses
solutions.
II.C.2 Utiliser le fait que l'ensemble des solutions de l'équation X = AX est un
espace vectoriel de dimension 4.
Partie III
III.A.1 Commencer par s'assurer au brouillon qu'on sait encore traiter le cas de
deux cercles du plan (demander éventuellement sans rougir aux petites
soeurs et petits frères).
III.A.2 Se ramener à une situation plane en « perçant » la sphère en un point 
par
lequel ne passe aucun des cercles.
III.A.3 C'est le coeur de cette partie. Dessiner une zone de la sphère et 
réfléchir
à ce que peut donner le tracé d'un nouveau cercle : l'indication du sujet
permet alors de majorer un+1 . On pourra ensuite montrer que ce majorant
est atteint.
III.B.1 Appliquer la question préliminaire à l'application .
III.B.3 Déterminer l'image par  d'une base bien choisie.
Partie IV
IV.B.2-3 Utiliser le caractère bijectif sur leur domaine des fonctions lb et ln 
et de
leurs réciproques.
IV.C.3 Calculer Un (x + 1) - Un (x).
IV.C.4 Pour un entier k > 1, comparer uk (x) à la fonction t 7 -1/(t + x)2 .
IV.D.1 Prolonger par continuité en 0.
IV.D.2 Utiliser le théorème de convergence dominée avec la caractérisation 
séquentielle de la limite.
IV.D.3 Effectuer le calcul en se restreignant d'abord à un segment.

Question préliminaire Lorsque le vecteur b n'appartient pas à l'image de f ,
l'ensemble S est vide. Si par contre b  Im f , l'ensemble S possède au moins un
élément x0 . Si x1 est une solution de l'équation f (x) = b, alors (x1 - x0 )  
Ker f
puisque, par linéarité de f ,
f (x1 - x0 ) = f (x1 ) - f (x0 ) = b - b = 0
À l'inverse, si x  Ker f , alors (x + x0 )  S car pour les mêmes raisons
f (x + x0 ) = f (x) + f (x0 ) = 0 + b = b
Si le vecteur b n'appartient pas à l'image de f , l'ensemble S est vide. Sinon,
l'ensemble S des solutions de l'équation f (x) = b possède une structure de 
sousespace affine dirigé par le noyau de f et passant par toute solution 
particulière.

I. Pivots
I.A

Résolution d'un système linéaire : interprétation graphique

I.A Procédons par identification :
· L'ordre indiqué sur le schéma donné par le sujet permet d'identifier les 
lignes Li
et Lj concernées.
· Chaque opération élémentaire doit aboutir à l'annulation d'un coefficient 
précis
dans le nouveau système d'équations. On obtient ainsi une équation de la forme
0 = r + s
où  et  sont les coefficients à déterminer de l'opération élémentaire, et r
(resp. s) le coefficient en ligne i (resp. en ligne j) et colonne j dans 
l'ancien
système. Un tel couple (, ) est défini à un coefficient multiplicatif près. On 
le
choisit de manière à obtenir des coefficients diagonaux égaux à 1 à la fin de
l'algorithme.

 1x + 1y + 1z = 2
1x + 2y + 4z = 4
État initial

1x + 3y + 9z = 8
L2  L2 - L1

 1x + 1y + 1z = 2
0x + 1y + 3z = 2

1x + 3y + 9z = 8

L3  L3 - L1

 1x + 1y + 1z = 2
0x + 1y + 3z = 2

0x + 2y + 8z = 6

L1  L1 - L2

 1x + 0y - 2z = 0
0x + 1y + 3z = 2

0x + 2y + 8z = 6

L3  L3 - 2L2

 1x + 0y - 2z = 0
0x + 1y + 3z = 2

0x + 0y + 2z = 2

L1  L1 + L3

 1x + 0y + 0z = 2
0x + 1y + 3z = 2

0x + 0y + 2z = 2

L2  L2 - 3L3 /2

 1x + 0y + 0z = 2
0x + 1y + 0z = -1

0x + 0y + 2z = 2

Le système linéaire

 x+ y + z =2
x + 2y + 4z = 4

x + 3y + 9z = 8

admet pour unique solution le triplet (x, y, z) = (2, -1, 1).
Si chaque équation de chaque système est interprétée comme une équation
d'un plan affine de l'espace R3 muni de sa base canonique, alors cette équation
est définie à multiplication près par un réel non nul. Le choix des (i )16i66
n'a donc aucune influence sur la géométrie du problème.
Le système d'équations de départ possède une solution unique, et à la fin des
opérations sur les lignes on a obtenu un système d'équations de la forme

 x + 0y + 0z = a
0x + y + 0z = b

0x + 0y + z = c

où a, b et c désignent des réels. Si l'une des sous-figures de la figure 1 
correspond à
cet état final, elle doit présenter trois plans deux à deux orthogonaux et 
parallèles
aux plans vectoriels engendrés par les paires de vecteurs de la base canonique. 
C'est
le cas de la sous-figure d, qui est donc la dernière.
Chaque opération élémentaire modifie une seule équation d'un système 
d'équations, et par suite une seule équation de plan affine de R3 muni de sa 
base canonique.
On peut donc retrouver de proche en proche l'ordre des sous-figures de la 
figure 1 en
cherchant les paires de sous-figures partageant deux plans communs, à savoir 
(d, a),
(a, g), (g, f), (f, b), (b, e) et (e, c).
Numéro d'étape
Numéro de sous-figure

0
c

1
e

2
b

3
f

4
g

5
a

6
d

On peut aussi essayer de lire graphiquement une équation de chacun des
plans des sous-figures de la figure 1 et comparer ensuite ces équations aux
équations rencontrées lors de la résolution algébrique, mais cela est plus long
et plus malaisé.